06.04.2009
ouskon est, keskis'pass, cékankony est?
Hello les gens!
Ca a été le ouikène?
Allez, pour bien commencer la semaine, especially for you:
the Boulet n°2: Simplet
Alors je préviens tout de suite: on a tous été, à un moment ou à un autre, au fil des départs en vacances, des trajets pro pas prévus, des visites chez mamie Machin, un boulet n°2. Donc, pas de complexes, et ricane un bon coup, ça mange pas de pain et personne ira jamais le répéter.
Simplet, contrairement à Joyeux et à d'autres -que nous verrons en détail plus tard, est repérable dès son arrivée sur le quai, que dis-je, dès sa descente de bus/voiture/taxi. Déjà, il a du mal à rentrer dans la gare: il s'obstine à pousser une lourde porte vitrée, encombré de son énorme valoche ou des ses deux mioches, alors qu'y en a des tout automatiques qui marchent vachement bien aussi juste à côté*.
Une fois dans le hall, y regarde sur quel quai il doit se rendre pour prendre son train. Et là, c'est le début du drame: y en a deux qui vont au même endroit (des trains)**, sauf que lui, y peut en prendre qu'un seul, hein.
Alors du coup, Simplet, ben il est tout perdu. Y faut qu'il demande s'il peut prendre le premier, paske, ben, y voit pas trop la différence, mais quand même, sur l'internet, on lui a dit que le deuxième était plus rapide, alors il pensait prendre celui-là... mais là, ptêt y peut prendre çui d'avant. Quand tu sais qu'un direct nancy-metz met 30 minutes à faire le trajet, et que le metrolor qui s'arrête partout en met 50, tu te demandes un peu où y veut en venir... Mais bon.
Finalement, y prend le premier, tant pis pour lui, y va perdre 20 minutes avec ses 2 mioches, mais après tout c'est lui que ça regarde. Sur le quai, ya un contrôleur, un chef de gare, et un panneau:
ter lorraine 837900
frouard
pompey
dieulouard
pont à mouson
vandières
pagny sur moselle
novéant
ancy
ars sur moselle
METZ
(oui j'ai éxagéré: il fait que 9 gares sur les 12que compte le trajet)
Après avoir passé plusieurs minutes à scruter le panneau, demandé à deux passagers sur le quai si c'est bien le train pour Metz s'il vous plaît, Non parce que je voudrais pas me tromper, ahah... il est pas encore très sûr.
Alors y va redemander au contrôleur, des fois qu'y ait une conspiration secrète contre lui et que tout le monde voudrait lui faire louper son train.
Comme le contrôleur acquiesce, notre Simplet monte dans le train. Enfin, quand je dis monte... faut plutôt comprendre attend devant la porte. Ben c'est pas de chance, elle vient juste de se refermer, et Simplet, tout simplet qu'il est, ne pense pas à appuyer sur le petit bouton entouré de lumières vertes juste à côté.
C'est là que votre serviteuse entre en scène. Pour faire LE truc à éviter: elle aide le boulet n°2 : elle appuie sur le bouton, lui sourit et lui dit un mot gentil (genre "mais non t'es pas un boulet, faut connaître c'est tout" #ting#***).
Grossière erreur: Simplet ne va plus la lâcher, trop content de s'être fait un pote dans cette jungle qu'est le trafic scnf le matin.
Il va s'installer dans le carré de l'autre côté de l'allée s'il est poli et discret, juste en face ou à côté, si en plus d'être un boulet simplet, c'est un rustre. Après, c'est au choix, en fonction du modèle choisi, mais Simplet peut parler de ses aaaaaadorables petits-enfants si éveillés, du prix eeeeexhorbitant des billets de trains, des cheminots qui font chier avec leur grève, du soleil qui r'vient pas et de l'hiver qu' a ben du mal à passer. En monologue, évidemment. Paske là, toi, t'essaies discrétos d'en finir avec tout ça et au mieux, tu esquisses un sourire, au pire, tu mets ton ipod.
Ca l'arrête pas...
Le seul moment où il s'interrompt, c'est quand le train s'arrête en gare. Là, Simplet se lève à demi, demande à la ronde si c'est la gare de Metz, s'il vous plaît c'est la gare de Metz? Ah non pas encore, c'est le terminus, vous ne risquez pas de la louper. Malgré ça, Simplet demandera tout de même à chaque arrêt s'il est arrivé. Il obtiendra aussi bien sûr confirmation du contrôleur, au cas où ... (rappelle-toi la conspiration précédemment citée).
Un peu la version adulte et non moins chiante du "c'est quaaaaaand qu'on arriiiiiive?" du mini boulet après 10 minutes de route.
Heureusement que je descends à Pagny sur Moselle (Pâââgny en langage autochtone), je vais pouvoir finir ma nuit tranquille au boulot...
* ok c'est pas très malin de la part des concepteurs, mais que veux-tu, faut bien que ceusses qui prennent le train tous les matins se marrent un peu
** ouais, on est toujours sur l'exemple du TER, çui que je prends tous les matins. Et souvent, des nancy metz, y en a deux à 15 min d intervalle, entre 7 et 8h30. Evidemment, sur un Metz nice, ça marche plus trop
*** éclat du néon qui se reflète sur le sourire ultra bright
16:46 Publié dans the boulets of the TER | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : boulet, train, simplet
01.04.2009
d'une première façon de bien commencer la journée...
Tous les matins -ou presque: non, ma vie n'est pas une éternelle journée de boulot!- pour aller bosser, et tous les soirs pour rentrer, depuis maintenant bientôt 3 ans, je prends le train. Le TER lorraine à destination de Metz entrera en gare voie 4 pour être plus précise.
Mon plaisir du matin, une fois confortablement installée dans le wagon et maquillée à peu près correctement, c'est de me rendormir. Mon trajet dure 25 min. Si je m'organise bien (pour le maquillage. Tu suis ou quoi?), je peux somnoler pendant 20 bonnes minutes. Et c'est que du bonheur: j'ai l'impression de finir tranquilou ma nuit, en même temps de me réveiller plus en douceur, ce qui est assez paradoxal, je te l'accorde.
Malheureusement aujourd'hui, comme -beaucoup trop, à mon goût- d'autres jours, dans MON train, dans MA rame, dans MON compartiment, ben y avait un boulet. Et c'est pendant que je pestais -intérieurement: je suis polie moi madame, et chui pas un boulet du train, justement- que je me suis dit que, pour exorciser tout ça, j'allais en faire profiter un max de personnes. Et plus seulement MisterJ, qui n'en peut plus, le pauvre, ou ma collègue, qui, prenant elle-même le train pour venir au taf, a déjà fort à faire avec ses propres pollueurs de trajet.
Alors voilà: pour toi public, le premier d'une loooongue série*, j'ai nommé
Boulet n°1 (si, si, ça mérite la majuscule) : Joyeux.
Joyeux est un homme, les trois quarts du temps. Joyeux ne dort jamais dans le train, nan, ça risquerait de compromettre sa belle énergie entretenue aux multivitaminé et cornflakes.
Ce qu'il aime, Joyeux, c'est commencer la journée à la ouaneugène, à l'américaine quoi. Attaquer d'un pied ferme, prendre les choses à bras-le-corps, voire mordre la vie à pleine dents (c'est les pires ceux-là).
Et pour manifester son entrain au reste de la rame, amorphe/mal peignée/mal réveillée, keskifait? Ben il sifflote...Un petit air joyeux donc, vif et sans queue ni tête, sinon ça serait moins drôle hein.
Et il s'arrête jamais...
Comme c'est aigu, un sifflement, et que les nouveaux TER sont silencieux, ben tu peux même pas te dire que l'accélération va masquer le bruit.
Nan, ce petit chuintement pénible persiste, entre de force dans tes oreilles, des fois même si t'as un ipod, si si, c'est du vécu, et finit par te vriller le cerveau d'une force, que même si tu regardes Club à 3 heures du mat ou si t'écoutes James Blunt non stop pendant 2 semaines, tu seras pas dans cet état là.
Forcément, tu peux pas dormir. Forcément, tu peux pas aller en toucher deux mots à Joyeux (qui évidemment, n'entend pas les soupirs éléphantesques que produisent les autres passagers agacés). Le pauvre y comprendrait pas. Il irait raconter à sa femme ou à ses collègues, d'un air mi-affligé, mi-condescendant, qu'il comprend pas pourquoi les gens sont si stressés, nan mais c'est vrai c'est tellement mieux quand on peut se détendre et se sourire, si tous les gars du monde, etc etc...c'est vraiment la plaie du siècle le stress et tout et tout.....
AAAARRRGGGHHHH mais c'est TOI la plaie du siècle!!!!! Faites-le taire, lui, son sifflet à la con, sa bonne humeur à la con, sa coupe de cheveux à la con (oui, c'est totalement empirique, mais ça va souvent avec), y a des gens qui vivent dans ce wagon merde! Et ils voudraient bien pioncer, merci!
Sinon vous, ce matin? ça a été?
*je sais que dans cette looongue série, certains parmi vous risquent de se reconnaître, je suis d'avance désolée! Quoique, je suis sûre que si c'est votre cas, vous n'êtes pas des vrais boulets, pas autant que les miens :-) Pis bon, ça peut être kekchoz de super positif (gniarf gniarf)...Tiens, moi par exemple, je me rendais pas compte à quel point je faisais chier les gens avec mes p'tites hsitoires de fric à deux balles. Jusqu'à ce qu'on me hurle: mais ARRETE de te prendre la tête avec tes trucs à la CON! T as toujours besoin de ressasser pour RIEN! Ben depuis, j'ai compris...
10:58 Publié dans the boulets of the TER | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : train, ter, sieste, dormir, siffloter, boulet
13.09.2008
de la joie des voisins dans les transports en commun
Mais pourquoi, pourquoi diable les gens s’assoient TOUJOURS à côté de moi dans le bus (ou dans le train, ça marche aussi) ?
Je veux dire, même quand y a plein de place partout, faut toujours qu’y en ait un qui vienne se scotcher à 10 cm, c’est-à-dire sur le siège voisin.
Pendant un moment, je me suis dit : les gens sont cons paresseux ou ont peur de tomber. Ben oui, pour les petites mamies, le bus, c’est pas toujours facile, question d’équilibre et tout (Du coup, je me mets jamais sur les places réservées, c’est quand même le minimum) . Alors j’ai commencé à m’asseoir tout au fond, avec les djeun’s, les sales mioches et les p’tites terreurs du quartier. Ça n’a rien changé : le peu de personnes à s’aventurer en ces terres hostiles venait systématiquement à côté de moi. A mon avis, avoir l’air avenant –par rapport aux autres- a beaucoup joué contre moi. Du coup, j’ai ravancé de quelques sièges, en me disant que je serais plus tranquille, genre. Et ben non….
Oh, j’ai bien essayé de me convaincre que c’était mon charisme irrésistible ou alors mon sex appeal torride... Mais alors, quid des mamies ? des prépubères avec la clé autour du cou ? Je sais, je suis une fille toute simple, avenante, souriante*, mais quand même…
Surtout qu’en plus, les gens s’assoient sur mes affaires ! Paske oui, non contents de venir envahir mon espace, alors que le bus regorge de territoires inoccupés, les vilains prennent la place de mon sac (Attends, je pose pas mon siouper sac par terre moi…ça serait comme laisser traîner le prolongement de moi-même dans la bouillasse...). Et comme c’est bien connu qu’il vaut mieux pas demander, nan, là ils risqueraient d’être polis (yeurk, pas de gros mots, steupl'), pis des fois que je morde, on ne sait jamais… ben les vilains, donc, posent leurs grosses fesses sur Billy, ou sur le dernier arrivé de chez Gérard, ou tout autre article de maroquinerie innocent…
Voir tout ce cuir magnifique écrasé par des arpents de tweed beige, façon reine mère, ou quelques centimètres carrés de denim stretch jennifer, chuis désolée, mais moi, ça me donne envie de vomir pleurer –et accessoirement de faire passer au propriétaire du derrière l’envie de recommencer !
Du coup, pour contrer cette fâcheuse habitude, j’hésite entre reprendre précipitamment mes effets à chaque montée de voyageurs et les serrer fort fort contre mon cœur, ou alors m’étaler le plus possible, pour que celui qui serait tenté comprenne bien que d’abord, y faut me passer sur le corps dire bonjour, ensuite siouplaît je peux ? et seulement après poser son gros c.. sur le siège.
Le seul truc positif de tout ça, c’est que quand j’ai toute la place que je veux, c’est un petit –tout petit, on est d’accord- bonheur pour bien commencer la journée… je sais, il m’en faut peu pour être heureuxse…
*attends si je m’envoie pas des fleurs, kicéki va le faire ? moi je dis, on n’est jamais si bien servi que par soi-même, et tant pis pour les chevilles
09:11 Publié dans bonheur/humeur du jour: ça va se savoir! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bus, train, voisin, gêne