11.02.2009

le roy est mort, vive le roy

J'ai lu dans un de mes blogs favoris -je ne sais plus lequel, mea culpa mea maxima culpa- que Jérôme Dreyfuss était en passe d'être remplacé dans le coeur, les posts et les penderies des blogo-modeuses par une autre marque qui monte, à savoir Velvetine.

Et du reste, pas besoin de le voir écrit noir sur blanc dans un billet pour s'en rendre compte: le buzz qui se crée doucement autour de cette nouvelle créatrice prend de l'ampleur de jour en jour.

 

D'un coup, presque du jour au lendemain, notre ami Jérôme est trop vu, trop street fashion, trop plus assez pointu ni over the trenditude ni before the tendance. Le voilà balayé, chassé, relégué au rang des stars déchues.

On invoque pêle-mêle une créativité en berne, une qualité décevante par rapport aux débuts ou une lassitude du Billy, de plus en plus croisé dans la rue.

 

La vérité, je suis quand même toujours étonnée de la façon dont la blogomode encense tel ou tel créateur un jour pour le mettre au ban du vèbe le lendemain. Ca a quelque chose de kleenexable et d'assez désagréable finalement.

 

Paske bon, ok, Jérôme, c'est ptêt pu ce que c'était mais quand même, je flirterais bien avec Didier quelques temps moi! Surtout avec la version daim kaki/noisette: une pure merveille!

 

 

 

velvetine7.jpgCeci dit, les modèles de Velvetine sont très réussis, il faut l'admettre. Si mon vide-dressing* tient ses promesses, j'investirais bien (oui, les sacs Velvetine sont aussi un investissement, vu leur prix)

 

 

Mmmmmhhh, ce cuir ultra souple, ces formes besace, un peu lâches, un velvetine6.jpgpeu baba, mais si joliment structurées, ces détails soignés, cette bijouterie discrète mais luxe quand même...

velvetine10.jpg velvetine5.jpg

 

 

Bref, des sacs à vivre quoi! Faciles à embarquer dans notre quotidien survolté, jolis à regarder, pratiques àvlvetine8.jpg utiliser... A la fois roots et classe, j'ai envie de dire...

 

(excuse les photos collées à la chie d'dans, tu sais bien que j'ai un peu de mal avec la technologie, même de base, voire de base de la base)

 

 

 

 

 

Hummm, ça vous rappelle pas kèkchôôôz?

 

Moi je dis ça, je dis rien...

 

 

 

 

NB: je ne veux pas dire ici que Velvetine plagie Dreyfuss, bien sûr,  juste qu'on remarque quelques similitudes dans l'inspiration et l'esprit de certains modèles. Attends, c'est pas interdit, hein! Et aussi faire remarquer que sur le net, entre mendiant et roi, il n'y a qu'un tout petit pas...!

 

*d'ailleurs, si t'es lorraine, nancéienne même, et que par le plus grand des hasards tu lis ce petit poucet qu'est ce blog parmi tous les ogres de la toile, ben si ça te tente, t'es la bienvenue (dans ce cas, un petit mail à petitmoumoudesiles@yahoo.fr). Bon c'est pas du vide dressing de la capitale, t'attends pas non plus à du Balmain en soldes, ni même à du Vanessa Bruno ou de l'Isabelle... Mais y a moy de trouver des ptits trucs :-) Pis c'est toujours cool de rencontrer des nouvelles têtes (de mode...ahaha je suis tordante), chais pas, moi j'aime bien!

14.01.2009

vive le printemps

Nan, j'ai pas perdu la boule, le cerveau gelé par le froid polaire de ces dernières semaines; je parle du Printemps, avec un P majuscule... Ouais, paske maintenant, le Printemps -de Nancy donc- joue dans la cour des (presque) grands.

 

Y a quelques mois, le Printemps a entrepris de gros travaux intérieurs, du genre qui ne laissent qu'un tiers de la surface habituelle aux stands, qui étalent de la bâche plastique et du gros scotch partout, qui sentent le nouveau carrelage et la peinture fraîche... Bref, du genre hyper évervant quand t'as juste envie de flâner et de voir par-ci par-là si y aurait pas kekchose de po(r)table.

Conséquence: je n'y avais pas remis les pieds depuis plusieurs semaines, quand, avant les avant-dernières vacances (donc pas celles de Nouel, pour ceux qu'écoutent rien), mûe par un désir de dépenses autant que de petits trucs légers pour affronter la météo super clémente de la Réunion, j'ai poussé les portes vitrées* du nouvellement liflté.

 

Et ben, je dois dire que je suis restée scotchée: le Printemps nouveau était -enfin- arrivé! ... Ouais... devant mon enthousiasme débordant, je vous sens un peu septiques... Et pourtant...

 

Le Printemps de Nancy avant transformation avait tout du grand magasin basique, un peu vieillot, rappelant vaguement un certain Bonheur des Dames.

Y avait de la vendeuse un peu bavarde et un peu nunuche, de la cliente faussement chicos en total look pouffe, de la lycéenne en goguette accro à son maybelline et du nerd en quête de ses fidèles Achile (ou Arthur, ma fois, soyons open).

Et surtout, dans les rayons, de la marque classe tombée en disgrâce et/ou en ringardise, du logo strass et paillettes mais plutôt cheap que que chic, de la griffe basique et ménagèredemoinsdecinquanteannesque, du moyenne gamme sporty-healthy propret, etc, etc...

En clair: du simple, du pratique, du province. Avant de sortir les tomates ou les ricanements condescendants, je tiens à préciser que je l'aime d'amour ma province; nan, ce que je veux dire, c'est qu'objectivement, on n'y trouve pas les mêmes sapes qu'à Paris.

 

Et ben, je vous le donne en mille: notre bon vieux grand mag' nous offre quelques échantillons de pur bonheur modesque. J'ai retrouvé Maje et Sandro, les jumeaux qui ont la cote; American vintage, notre oncle d'Amérique; Zadig et Voltaire, les plus doux des philosophes; Laura Mercier, la fée gourmande dont je vous ai déjà rebattu les oreilles; et Gérard et Jérôme, nos deux chouchous de la besace.

Bref, que du beau monde!

Si on ajoute à ça un éclairage et un habillage tout neufs, on comprend facilement que j'ai nettement dépassé le budget un-short-pour-la-plage-et-basta...

 

Evidemment, j'y suis retournée moult fois depuis, et je me suis un peu lâchée. Attends, c'étaient les ventes privées en pré-soldes... pis merde, on veut relancer l'économie ou bien?

15.09.2008

qui veut adopter robert?

P07-09-08_21.45.JPGben oui, robert se cherche une nouvelle propriétaire!

Il était en vente sur ibeille, mais un enchérisseur malhonnête a préféré se rétracter...ça me gonfle, mais ça me gonfle...

Alors si ça vous tente, Robert est à vous! pour savoir à quoi y r'semble, c'est ici and now :-)

les enchères sont montées jusqu'à 450 euros (c'est le prix pour ces modèles, vous aurez du mal à trouver en dessous de 400, même pour un robert plus vieillissant que le mien!), mais je le vends à 390 euros port gratuit (le prix d'achat c'est 590, mais tout est dit dans l'annonce en lien ci-dessus)

si vous êtes intéressé(e), un p'tit mail à petitmoumoudesiles@yahoo.fr (j'en vois qui rigolent dans le fond là!)

bon je sais que ce blog n'est pas (encore) très fréquenté, mais si on peut se rendre service moi je dis... qui ne tente rien n'a rien!

sur ce, je vais ressasser ma déception au lit...

bonne nuit!

29.07.2008

p'tit Billy: deuxième

billy_0001.jpg

La suite donc, de l’article ô combien pââââssionnant de ma non moins pââââssionnante existence (oui, j’essaie de m’auto-convaincre…).

 

Petit rappel : j’étais ressortie de la boutique avec Twee*, mais de Billy, point.

Quelques semaines plus tard, juste avant les soldes, ladite boutique** m’envoie un carton de pré-soldes privées. Encore une fois, niant l’évidence, je me dis que je n’irai pas puisque je n’ai besoin de rien (mon dieu, comment ai-je pu penser, et surtout CROIRE une chose pareille ?!), pis en plus, rappelons-le, il n’y avait PAS de Billy violine.

Et puis, en flânant, comme ça, au détour d’une rue… bingo : je finis par y aller. Pourtant, je viens de trouver deux merveilles sur ebay : un sac vintage façon docteur et un Francesco Biasia neuf, à tomber. Bref, je pousse la porte. La vendeuse, très sympathique et souriante, m’accueille chaleureusement, comme d’habitude, et me dit avec un large sourire : « j’ai pu réassortir les Dreyfuss. J’ai essayé de vous joindre mais je n’avais pas le bon numéro ; vous cherchiez ce modèle en violine la dernière fois, non ?». Et de me sortir, arrrgggghhhh, THE sac, dans THE couleur et THE taille parfaites ! Après avoir été tour à tour scotchée par la beauté de Billy*, stupéfiée par la gentillesse de la vendeuse, puis tiraillée par ma conscience, j’ai finalement cédé aux sirènes de la tentation….J’ai embarqué Billy. Tout est bien qui finit bien !

 

 

 

Et depuis, je n’ai pas honte de le dire, alors que Billy n’a jamais été mon préféré, il a toutes mes faveurs. Je ne consacre plus qu’à lui…jusqu’à la prochaine crise d’infidélité… ! (ben oui, souvent femme varie, comme dirait l’autre)

 

 

 

Voilà… je suis sûre que tu te sens beaucoup mieux maintenant que tu connais cette anecdote palpitante, non ? Bon pour la peine, ça fait quand même une adresse sympa sur Nancy (et si t’habites à Nantes, et ben c’est pas de faute…comment ça t’habites à Paris ?!Ben de quoi tu te plains alors ;-) )

 

 

*des photos et un pti dessin à venir: excusez_moi, je ne suis pas encore très au point niveau timing des posts!

**MACASSARE, cour des arts, nancy

La patronne-vendeuse-responsable des achats est très chouette, et sa boutique est à l’avenant. En plus des Billy et confrères, des chaussures Paul Smith, Marcs Jacobs, Lundi bleu, Kenzo… pour hommes et femmes.

26.07.2008

mmmmmhhh, un p'tit Billy

Non, non, il ne s’agit pas du fromage frais que les gamins adorent…non, non, non… ! vous l'avez déjà compris : c’est en fait le mêêêêrveilleux modèle phare de notre ami Jérôme qui me vient à l’esprit quand on prononce ce doux prénom.

 

twee.jpg

 

Que je m’explique : les sacs Dreyfuss sont mes meilleurs amis depuis longtemps déjà, même que quand j’ai acheté mon premier -que je me souviens plus de son nom, et que je l’ai vendu depuis-, ce patronyme n’évoquait pour la plupart qu’une sombre affaire classée monument historique. Les bienheureux*/ses: ils ne connaissaient pas encore la douce mais inéluctable addiction au cuir souple et patiné, et aux couleurs fantasmatiques

 

 

 

Personnellement, je suis devenue accro tout de suite : des sacs beaux et chics, tout en étant faciles à vivre et intemporels ? que demander de plus ?!

 

S’en est suivi un défilé de beaux gosses qu’une Messaline ne renierait pas : d’abord les Robert, de 2 générations différentes, par lesquels le scandale est arrivé (j’en rosis encore de plaisir. Ben oui, rougir, c’est bon pour mon compte en banque), puis Jules et ...?... (horreur, encore un trou de mémoire), presque en simultané (ouhlala, faites sortir les enfants) et aujourd’hui encore, un autre Robert, un Twee et, depuis peu, un p’tit Billy partagent ma vie.

Oh bien sûr, y a de la concurrence : je ne suis pas la femme d’un seul sac (comme dirait quelqu’un qui me connaît bien : pourtant t’as pas 36 bras, hin hin hin). Mais je réserve ça pour une autre fois. Le samedi, c’est Billy…

Reprenons donc, et du début, s’il vous plaît. Dans ma province, une boutique s’est mise à vendre depuis peu des sacs Dreyfuss.

Il y a quelques mois, je me laisse tenter par une petite visite, en me disant que de toute façon, le choix sera limité par rapport à Paris**, que j’ai pas de sous et déjà plein de sacs (dont une sublimité de Balenciaga qui a à peine vu le soleil le pauvre). Bingo, j’ai raison (que je crois) : je veux p’tit Billy en violine, il n’est qu’en feu.

Je m’apprête à repartir, secrètement déçue tout de même, car j’espérais qu’un nouvel homme forcerait mon admiration, ma main et ma CB. Quand j’aperçois dans un petit coin un Twee couleur éléphant qui me fait de l’œil. Là j’avoue : le potentiel séduction de Twee ne m’a pas tout de suite sauté aux yeux. Pourtant, sa teinte grise est pile dans la tendance, son cuir travaillé promet une superbe patine et ses poches sont accueuillantes. Enfin, même si c’est pas un chippendale , y f’ra p’têt l’affaire au lit à mon bras (dixit ma grand-tante, 75 ans, qui prononce chipendâââ^le...c'est beau la Lorraine!) … Je le prends, le mets à mon épaule et me tourne vers le miroir… Et la: explosions, violons, révélation ! C’est le compagnon idéal, en tout cas pile ce qui me plaît à ce moment-là : il ne s’impose pas mais porte toutes mes affaires (y compris les 20 kg de cosmétiques que je trimballe de chez moi à chez MisterJ*** TOUS les jours), est beau mais pas show-off. Bref : LA rencontre de la saison.

J’hésite, je tergiverse, je m’interroge… peine perdue : pour la modique somme de gnarfgnarfgnorf, me voilà, la joie au cœur et le compte à blanc, l'heureuse maîtresse propriétaire de MON Twee.

Hum, je me suis un peu égarée là, je voulais te parler de mon p’tit Billy… toutes mes confuses ! ben ça sera pour une autre fois, ça te va ? ben tant pis c’est comme ça, on fait pas ce qu’on veut dans la vie, non mais !

 

*ben oui  : les bienheureuses ne leur demandaient pas encore de dégainer la CB à eux!

**je fais style « chui tout le temps fourrée dans les boutiques de la capitale, mais c’est même pas vrai, chui une provinciale pur jus, qui a tendance à se sentir mal dès qu’elle est entourée de plus de 20 personnes dans un lieu clos et souterrain (au hasard le métro)

*** ouais j’en parlerai une autre fois…