15.01.2009
de la difficulté d'être fashion en 2008
Que dis-je: d"'avoir été" serait plus juste...!
Allez m'sieurs-dames, n'ayons peur de rien -l'oignon fait la force, comme aimait à le répéter mon père, ce héros à l'humour ô combien subtil et ravageur*- continuons sur notre lancée et reviendons deux minutes sur ce que je retiens de 2008.
Là, on va parler de fringues...ca rigole plus!
Globalement, j'ai trouvé 2008 très à mon goût: un été tout en robes longues, tops vaporeux et chaussures compensées... Miam! Et un hiver tout aussi réjouissant en pull dégoulinant, gilet loose et autre petite roberie en maille ou en soie.
En plus, comme la besace a fait son grand retour et que j'ai eu le droit de porter des colliers énormes sans avoir l'air de Madame Irma (pourvu que tout ça dure!), c'était juste THE panard fashion.
Du coup, mon cerveau reptilien n'en a pas eu besoin de plus pour disjoncter, et j 'ai bien profité de tout ça, tout en contribuant fortement d'une part à l'enrichissement de ma banque via les agios, d'autre part à l'endiguement de la crise par des dépenses régulières -et quelquefois inconsidérées, j'avoue.
Quand même, comme d'hab -et heureusement, ça serait pas marrant sinon-, quelques p'tits trucs n'ont pas réussi à se faire une place au soleil de mes envies, ne sont pas parvenus, malgré le buzz et mon côté mouton, à faire s'emballer le tachymètre à obsessions.
Par exemple, la sandale (ça vaut aussi pour la boots open-toe) ouverte sur grosse chaussette/gros collant en laine. Je trouve ça joli sur des mannequins avec des mollets aussi gros que mon index (et encore), mais sinon, c'est pas évident pour la silhouette de moins d'un mètre soixante qui est la mienne. Ni pour ma province, peu habituée à ce genre d'excentricité -ou alors tôt le matin pour aller traire les vaches, et dans ce cas, la sandale se révèle être un croquenot ou assimilé; ou alors tard le soir, pour préserver ses doigts de pieds du froid et son organisme du rhume**.
Ou encore la chemise bûcheron. Là chuis désolée, mais j'y arrive pas. Autant les petites choses en tartan toutes légères et toute fifille me conviennent, autant le gros truc en laine de quand j'avais 13 ans***, ça me parle moins.
Ou bien,le sarouel. Alors là, c'est pas facile, paske le sarouel est, depuis plusieurs saisons maintenant, the niou basique. Ben tant pis pour moi, je reste aux jeans.
Et en parlant de jeans, y a un truc auquel je me fais pas, mais alors pas du tout, c'est le boyfriend (jeans donc) retroussé.
Certaines le portent de façon sublime, avec une allure nonchalante, à la cool, qui va trop top bien avec. Mais moi, quand j'en vois un, je m'imagine invariablement comme ça:
C'est juste impossibeule, non?
Et encore, c'est la version light. Des fois, je pense à mon grand-père, même position, même activité, 60 ans de plus et 120 cm de tour de taille...
Et vous? L'essayer, ça a été l'adopter? Ou no way?
*pardon papa: c'est vrai qu'en général, ton humour était VRAIMENT subtil; mais note que la postérité ne retient JAMAIS ce genre de vanne, fine, drôle et très à propos... Nan, t'as beau être toujours impec at assurer en talons de douze, la seule chose que les gens retiendront, c'est la fois où tu t'es ramassée en baskets et jogging sur le trottoir devant la gare... Hum...
**chais pas vous mais à moi, on m'a seriné toute mon enfance de mettre des chaussettes ou des "patins" sinon j'allais attraper froid. J'ai mis un certain temps à comprendre le rapport de cause à effet entre pieds nus-nez qui coule... et encore, on peut pas vraiment dire que j'ai compris... J'ai plutôt expérimenté et vu que ben, ça marchait...
***oui, oui, c'était la mode, pour celles qui n'auraient jamais vécu l'époque bénie et modesquement contestable des t-shirts Waïkiki aux genous sur 501 bleached, sur baskets Nike... Oh mon dieu...
09:11 Publié dans la mode, la mode, la mode | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : boyfriend jeans, mode 2008, sarouel, robe longue, pull, besace