26.11.2008

surCONsommateurs?

         Devant l'entêtement que met la technologie à ne pas fonctionner comme y faut, je me suis résolue à remettre à plus tard le récit de mes mêêêrveilleuses vacances.

 

         Aujourd'hui, j'ai la rebelle attitioude. Si si, vous allez voir.

 

        Donc today, on est le 25 novembre (tadaaaa: c'est cadeau pour ceux qui ne le savaient pas). Ce qui veut dire que bientôt, on sera en décembre (ouah, 2 ème scoop; décidément, c'est du post qui cause, ça). Et qui dit décembre dit forcément...? NOEL, évidemment; merci aux deux qui suivent...

       Alors bien sûr, les femmes et les enfants d'abord : les catalogues de jouets et autres réclames criardes et écologiquement discutables (ben oui, toutes les pubs ne sont pas imprimées sur du papier recyclé) pour tout ce qui pourrait exciter nos chères têtes blondes (et accessoirement mettre les parents sur la paille rendre les autres têtes blondes malades de jalousie dans la cour de récré) ont déjà envahi nos boîtes aux lettres puis nos maisons depuis un bon mois.

       Evidemment, tout ce qui est un peu fashion/un peu nouveau/un peu technologique coûte un rein.

       Evidemment, c'est précisément ça que veulent tous les mioches... AAAaaahhHHH, la magie du marketing coeur de cible de Nouel...!

 

       Mais bon...Ca m'agace, certes, les sommes folles que les gens se croient obligés de claquer pour que leurs gosses continuent à les aimer ne soient pas frustrés, mais quelque part, je me dis que les enfants ne sont pas responsables des envies qu'on leur crée (qu'on leur impose?...). Je me dis aussi que perso, je garde un super souvenir des soirées pré-Noël passées à feuilleter et compulser tous les catalogues avec ma soeur, et des aprèm à rédiger nos listes qui s'ensuivaient. J'adorais -et adore encore- avoir envie de plein de truc, y penser, en éliminer, en choisir d'autres, pour enfin découvrir les surprises le 25 au matin.

       Pis bon, maintenant que je bosse avec des gamins, Noël est la période rêvée pour faire le plein de matos à moindre frais...

 

        Par contre, depuis quelques jours, c'est au tour des grands: en voulant prendre mon courrier, j'ai failli mourir étouffée sous un amoncellement de prospectus -vantant les mérites des super cafetières niou djénéréchieune, des méga top écrans plat dernier cri ou du GPS indispensable à des vacances sereines et détendues.

 

        Et là, ça m'a vraiment VRAIMENT gavée...Tout ce superflu un peu ridicule qu'on essaie de nous faire passer pour de l'essentiel. Toute cette débauche de technologies, ces fonctionnalités tellement pointues qu'on n'en a même pas l'utilité, ou qu'on ne sait même pas à quoi elles servent, et qu'on nous vend comme le summum du confort et du pratique.

        Bref, tout ce déballage de futilités mercantiles, qui se voudraient indispensables et à la pointe du progrès, me rend malade.

 

       Je ne supporte plus l'idée -qu'on nous impose- que si on n'a pas, on n'est pas. Car aujourd'hui, pour exister, il faut posséder. Et de préférence du clinquant, du cher, du voyant. Du fashion, du high tech, de l'exclu. De l'instantané, du gaspillable, du périssable.

 

        Alors évidemment, on me souffle dans l'oreillette que moi aussi, je participe à tout le truc. Je m'habille de telle ou telle façon pour transmettre une certaine image de moi. Je choisis mon style pour qu'il me reflète et donne à voir qui je suis.

        Je suis une grrrrrande consommatrice, pas très regardante parfois, souvent excessive. J'use et abuse de ce que notre société de consommation a de pire meilleur à nous proposer. J'aime me laisser piéger par les promos et autres ristournes alléchantes, et éprouver la délicieuse sensation que procure la raison qui cède à l'envie. J'aime dépenser mon argent et me faire plaisir.

       Mais malgré tout, j'ai l'impression de le faire en tout connaissance de cause; en ayant bien conscience de l'inutilité (au sens propre du terme) de certaines envies; en gardant à l'esprit la notion de plaisir justement, et en zappant celle de l'obligation sociale. Et surtout, sans cette pensée pernicieuse que posséder ces choses me définit, qu'avoir ces biens fait de moi ce que je suis.

 

        Je déteste l'idée qu'il faudrait se couler dans le moule du pigeon consommateur domestique parfait (donc excessif) pour trouver enfin sa place au sein de notre belle société. Que sans tous les attributs de la femme/l'homme/le couple/la famille moderne, je ne suis/nous ne sommes rien ni personne. Que seule la consommation nous construit et nous définit.

 

        Bref, tout ce post énervé, contestataire, brouillon et un brin chiant, je l'avoue* (et plein de "je" aussi...!) , juste pour revendiquer le droit d'être futile et superficielle, de me ruiner en fringues ou en gadgets, de shopper frénétiquement quand l'occas s'en présente, mais QUAND JE VEUX, COMME JE VEUX! Pas pour me sentir intégrée ou socialement dans le rang, dans la norme...à la hauteur quoi! Paske ouais, comme je l'ai dit taleur, chui une rebelle contre la société moi! Et si j'en veux pas de ta nespresso ou de ta DS, et ben je le vaux bien quand même, nan mais!... Liberté, merde, quoi!

 

  (CLAP CLAP!!!!! APLAUSE!!!! BIS BIS!!!! non?! Ben non alors...!)

 

 

 * hyper chiant?