03.01.2009
de la nécessité d'éviter toute frustration...
...en période de non soldes!
Comme vous l'avez sûrement entendu (tous les journaux TV en ont parlé hier, allez savoir pourquoi...), en Lorraine, les soldes ont débuté plus tôt qu'ailleurs, c'est-à-dire hier.
Et comme mon petit gribouilli ci-contre ne l'indique pas, je ne me suis PAS précipitée dans les boutiques, dans une course effrénée de dépenses post Noël -et pré salaire de janvier...
Ben non...
Premièrement, depuis que j'ai connu le bonheur d'un poste de vendeuse dans une chaîne de boutiques de fringues un peu cheap, je déteste les soldes.
Du moins, je ne déteste pas les réduc et autres ristournes, nan. C'est plutîot toute la logistique et l'effervescence un peu vaine qui les entourent que j'ai du mal à supporter.
Honnêtement, qui a déjà travaillé dans une boutique ou pire, une grande surface, en plein rush soldesque me comprendra: après avoir affronté toute la journée des hordes de harpies* en furie, prêtes à énucléer leurs consoeurs ou laisser leur gamin seul sur la dernière machine à laver à -60%, pour pas se la faire piquer, on n'a aucune envie, mais alors aucune, d'aller se joindre à la grouillante mêlée**...
Deuxièmement, depuis que je bosse, j'ai découvert un plaisir interdit jusqu'alors: la non frustration.
Par nature, je ne suis pas de ceux qui supportent bien l'attente et qui prennent plaisir à saliver devant un truc qui leur plaît, reviennent l'essayer ou l'admirer plusieurs fois, hésitent, et finissent par se décider, contents et sûrs d'eux, des semaines plus tard.
Au contraire, comme une sale petite fille gâtée que j'ai été, mais aussi comme une ancienne dépensière compulsive et personne que l'angoisse du manque ont mis à mal, je trouve mon bonheur dans l'émotion de l'acquisition soudaine, dans la satisfaction immédiate de l'envie. L'attente et le différé n'exacerbent pas mon plaisir, ils l'anihilent et l'ensevelissent sous des flots d'aigreur et de regrets ne pas être passée à l'acte.
Ceci dit, quand mes moyens se limitaient aux 300 et quelques euros RMIesques, je ne pouvais bien entendu pas trop me payer d'extras. Donc je rongeais mon frein jusq'aux soldes, et là, c'était la cata. Puis j'ai changé de méthode, et j'ai claqué la moitié de la généreuse aide étatique dès réception. Du coup, le 10 du mois, je me retrouvais avec 10 euros sur mon compte pour aller jusqu'au 30.
Mais malgré ce constat peu joyeux, j'ai pris conscience que me faire plaisir un peu*** tous les mois limitait mon manque de contrôle devant la moindre promo qui pointait son nez. Et contribuait grandement à mon bien-être psychique, moral et physique****
Du coup, maintenant que j'ai la chance d'être un peu plus libre de mes dépenses -j'entends de ne plus conditionner l'achat de chaussures au non paiement d'une facture quelconque-, je peux contenter mes envies quand elles se présentent (bon dans la limite du possible, n'exagérons rien; je peux pas non plus me payer un Balenciaga par semaine...).
Conclusion: hier, je suis restée tranquille sur mon canap' à glander avec un bon bouquin (ce qui était d'autant plus facile que les sites de vente en ligne n'ont encore pas commencé à solder...)
Et vous, c'est craquage de CB dès mercredi prochain,derrière l'écran ou derrière des dizaines d'autres soldistas, ou c'est no way?
*ne vous méprenez pas sur le féminin: c'est uniquement par respect de notre belle langue que je le mets...La harpie s'entend AUSSI au masculin!
**sauf si on est une vendeuse fashionista de province décolorée et complètement décérébrée, une espèce certes en voie de disparition (elle est remplacée petit à petit par la vendeuse pétassiséé staracadémisée) mais qui fait de la résistance.et dont j'ai bien connu plusieurs représentantes. Evidemment, les vendeuses qui lisent ce blog n'appartiennent sûrement pas à ce club très fermé, loin de moi l'idée de généraliser: il faut du bon sens et de l'intelligence dans les rapports aux autres pour être une bonne vendeuse
***je vous cache pas que pour arriver au "un peu", venant du "sans dicernement", ça a pris du temps...
****ben oui: quand tu te trouves bien dans des fringues, tu te trouves bien dans ton corps, ça aide vachement quand même
16:28 Publié dans de choses et d'autres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : soldes, frustration, dépense, achat
15.09.2008
qui veut adopter robert?
ben oui, robert se cherche une nouvelle propriétaire!
Il était en vente sur ibeille, mais un enchérisseur malhonnête a préféré se rétracter...ça me gonfle, mais ça me gonfle...
Alors si ça vous tente, Robert est à vous! pour savoir à quoi y r'semble, c'est ici and now :-)
les enchères sont montées jusqu'à 450 euros (c'est le prix pour ces modèles, vous aurez du mal à trouver en dessous de 400, même pour un robert plus vieillissant que le mien!), mais je le vends à 390 euros port gratuit (le prix d'achat c'est 590, mais tout est dit dans l'annonce en lien ci-dessus)
si vous êtes intéressé(e), un p'tit mail à petitmoumoudesiles@yahoo.fr (j'en vois qui rigolent dans le fond là!)
bon je sais que ce blog n'est pas (encore) très fréquenté, mais si on peut se rendre service moi je dis... qui ne tente rien n'a rien!
sur ce, je vais ressasser ma déception au lit...
bonne nuit!
00:32 Publié dans la mode, la mode, la mode | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sac, jerome dreyfuss, robert, collector, vente, achat