24.12.2008
J -1
J -1 de la difficulté d'avoir l'air d'éternels ados
Avec MisterJ, nous faisons encore cette année équipe A/équipe B pour Nouel; en clair, ça veut dire qu'on réveillonne chacun dans notre famille... Ben ouais, c'est un peur tristoune, mais on n'a encore pas trouvé d'autre solution satisfaisante pourcette année. Y falloir y remédier pour le J -1 de 2009, paske franchement, ça commence à nous frustrer cette histoire. Mais bon...
Tout ça pour dire que ce soir, on a eu envie de se faire notre repas de Nouel à nous.
Comme je suis une piètre cuisinière, on a opté pour la formule resto. Et j'avais plus particulièrement envie de retourner dans un endroit qui m'avait charmée quelques années plus tôt, qui avait fermé quelques temps, puis rouvert, amis dont les tarifs auraient eu raison sans plus de cérémonie mon budget étudiant d'alors.
Du coup, l'occasion faisant le larron, comme dirait l'autre, j'y ai emmené MisterJ hier soir (d'où le J -2 trèèèèès tardif; tu suis?).
Par bonheur, j'ai retrouvé toute la finesse de la cuisine que je connaissais. Les alliances étaient subtiles et inédites, avec une touche d'originalité mais sur des produits indiscutablement terroir, les saveurs tour à tour éclatantes et discrètes, les assiettes joliment présentées, mais sans ostentation et la qualité et la fraîcheur irréprochables.
Immuables aussi (un peu vieillis, oserais-je dire), le chef et sa femme, en cuisine et en salle, à peine épaulés d'un ou deux apprentis et d'un serveur-maître d'hôtel.
L'ambiance a certes un peu changée. De bistrot gouailleur et bon enfant, on est passé à petite table confidentielle pour amateurs avertis, mais malgré tout, ça rit fort, ça parle itou et c'est décomplexé du costard.
Le service aussi était parfait: suffisamment d'attention pour ne jamais avoir son verre vide, mais sans l'ostentation qui met mal à l'aise.
Et pourtant...quelque chose dans cette soirée qui aurait pu être l'une des meilleures (gastronomiquement s'entend) de l'année, quelque chose m'a gênée..
Est-ce les deux poids/deux mesures appliquées à la clientèle: des amuse-bouche pour ceux qui bisent le patron en arrivant, pas un bonjour de la part du même pour les autres?
Est-ce le regard mi-condescendant, mi-amusé de la patronne à qui je demande un vin rouge, oui madame, même avec des saint-jacques, oui je suis sûre, non je n'aime pas le blanc, je sais c'est dommage*?
Est-ce le petit mot de la fin du serveur, prononcé s'un air qui se voulait complice, mais trop avec un sourire trop crispé pour être sans arrière-pensée, après que je lui ai dit que c'était moi qui payais : "c'est pour un beau cadeau de Noël alors".
Ben nan, c'est pas vraiment un cadeau de Noël (on en a d'autres). C'est pas paske qu'on est en jeans et pas en renard qu'on peut pas se payer un bon resto, comme ça, pask'on en a juste envie**.
C'est pas non plus pask'on a l'air d'avoir 18*** 22 ans qu'on gagne pas notre vie comme tous les vioques en chemise et pull de chasse, qui étaient là en même temps que nous. Mais qui ont eu droit, eux, à toute la considération possible -sans doute réservée au troisième âge.
Et c'est toujours pas paske j'ai une nouvelle couleur de frange**** que je suis une marginale qui fait son originale dans un resto de gens bien comme il faut.
En sortant de table, malgré la splendeur du repas, y avait comme quelque chose de pas très bon dans le creux de mon estomac, et bêtement, je crois que c'était du ressentiment, et un zeste de colère.
Les clichés ont la vie dure...
(et moi, je le reconnais, j'ai le vexage et le paranoïage faciles..mais quand même, y a du vrai dans tout ça...)
*vin qu'on a donné à goûter, comme d'hab, à l'HHHHHomme, même si, à chaque fois, comme d'hab, c'est moi qui le choisis et qui le commande...
**ok c'était pour une occas ce soir, mais quand même
***oui bon 18, ok, on me les donne plus depuis 3 ou 4 ans maintenant snif!
****cuivré bien..cuivré quoi.. faut que je vous dessine ma nouvelle coupe. peu de changements, mais quand même!
08:42 Publié dans bonheur/humeur du jour: ça va se savoir!, c'est bientôt Nouel, les escapades gourmandes de petitprunier | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : restaurant, ambiance
12.12.2008
J -13
20:28 Publié dans c'est bientôt Nouel, les escapades gourmandes de petitprunier | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : apéro, saucisson, fromage, amis, bière, vin
06.12.2008
J -19
J -19 On s'laisse aller... Vive le vikende!
Voici ma bière préférée! TadAAA! (Comment ça on s'en fout?!)
J'adore la bière: je suis une fan inconditionnelle. Mais pas de n'importe quel pipi de chat houblonné et léééégèrement amer qu'on trouverait -au hasard- dans les mauvais pmu de nos campagnes. Nan, moi j'aime la bière belge, que dis-je, LES bières belges, les vraies, à plus de7°, refermentées en bouteille, que même des fois, t'as l'impression d'avoir à boire et à manger. Les qui arrachent quand tu sais pas, et que tu bois la première gorgée comme t'avales les panachés fadasses qu'on te sert chez nous quand tu demandes un demi. Les qui laissent sur le palais un quelque chose de subtil, en meme temps qu'un p'tit goût de reviens-z-y (le plus vite possible).
Coome chuis pas comme ça, je les aime aussi bien blondes que brunes ou rousses (avec un petit faible pour ces dernières).
Et, ma fois, je trouve qu'elle me le rend bien :-)
Celle-là, c'est ma chouchoute: une petite brasserie familiale (dans village au code postal pré-destiné: 6 666...il teeeennnntatorrrrre!) , un petit resto sympathique et toujours de grands moments, de ceux qui scellent les amitiés -dans les vapeurs d'alcool, certes, mais quel meilleur moyen? ;-)*
08:19 Publié dans c'est bientôt Nouel, les escapades gourmandes de petitprunier | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bière, chouffe, belgique
21.10.2008
de l'envie pressante d'un p'tit hamburger

Depuis toute petite, j'ai toujours aimé manger.
Bien manger, évidemment: des recettes fines et bien cuisinées, des plats aux saveurs nouvelles et subtiles, des aliments qui rebutent souvent les enfants et les ados.
La faute à mon papa, qui, en plus de m'expliquer qu' "y a des enfants qui meurent de faim, alors fais un effort", comme 95% des parents, a aussi toujours pris soin de tout me faire goûter : les huîtres, les escargots, les oeufs meurette*, le munster qui pue, la salade de foies de volaille... j'ai tout essayé très jeune (hum, ça fait un peu junkie là...).
Oh, évidemment, même si dans mon souvenir, rien ne m'a jamais vraiment dégoûtée**, j'ai pas tout aimé tout de suite, hein...Mais pour une raison inexpliquée, ça rendait mon père tellement fier, cette ouverture d'esprit des papilles à mon âge qu'il n'avait même pas besoin de me forcer: je mangeais de bon coeur (amis psy, sortez le divan...).
Et aujourd'hui, je l'en remercie, puisque c'est sûrement grâce à cette éducation que j'apprécie la bonne bouffe (et le bon vin, la bonne bière, la bonne mirabelle, bref tout ce qui fait glisser quoi...!)***.
Mais y a un truc que mon père n'a jamais compris, c'est que je puisse aussi aimer le Mc do****.
Paske autant les restos gastronomiques me font saliver rien que d'y penser, autant la junk food, j'aime aussi d'amour. Bon pas tous les jours non plus, mais des fois, j'ai brutalement envie d'un ptit hamburger...là tout de suite, comme ça, sans préliminaires, y me FAUT un hamburger (enfin, un cheese...Faut quand même pas pousser, le hamburger, c'est vraiment pas assez riche en fromage pour moi!)
Ca me prend souvent quand j'ai très très très faim et qu'il commence à être trop trop trop tard pour faire à manger, genre je rentre du sport après ma journée de boulot, je suis à la gare, il est 21h15. Ah oui, Y faut aussi que je sois accompagnée: avec MisterJ, on est super balèze pour s'auto-motiver et s'auto-persuader: "t'as pas envie d'un macdal, là? Nan chais pas, j'ai pu rien dans le frigo, alors... Ben j'ai du liquide si t'as pas pris ta carte...Mais non, la semaine dernière on a fait traiteur chinois...Ouais t'as raison, à c'teure-ci y aura pas beaucoup de monde...".
Bref, on se fait notre injection de mauvais cholestérol et de triglycérides assez régulièrement, pour pas dire toutes les semaines en ce moment...
Et tu sais quoi? j'ai beau me dire que c'est vraiment que de la m... les fast-food, qu'on sait pas ce qu'y a dedans, que c'est le même nombre de calories que 3 repas et la même quantité de gras qu'une bouteille d'huile (ben oui, pask'une fois sur place, c'est quand même rare que j'ai assez de volonté pour ne prendre qu'un cheese...), c'est sans culpabilité aucune et avec un immense plaisir gustatif sans cesse renouvelé que je me gave de tous ces trucs poly-insaturés et compagnie.
Ouais, parfaitement! Pis de toute façon, là où y a de la gêne, y a pas de plaisir, non?!
*mon père était bourguignon. pour ceusses qui connaissent pas les zoeumeurette c'est ici et c'est bon, même si les apparences sont contre eux au départ.
**sauf les côtes de blettes, va comprendre... même avec beauuuucoup de fromage et beauuuucoup de béchamel, ça passait pas, et ça passe toujours pas d'ailleurs. Comment ça tu t'en fous?! hé, c'est mon blog ici, je fais keskejeveux
*** quoique, c'est aussi sûrement A CAUSE de ça que je ne résiste pas à un dernier petit poêlon de super raclette, "avec juste un peu de saucisson, de patates et de coppa, alors", même si mes cuisses sont bleues tellement chui serrée dans mon jean...
****enfin, en vrai je préfère le kik, les sandwichs sont mieux je trouve (au mcdo, tout sent..le macdo...) mais au mcdo y font des meilleurs zamburger
13:11 Publié dans les escapades gourmandes de petitprunier | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : hamburger, mc donald's, quick, manger, gastronomie
16.09.2008
du bon usage de la cocotte en fonte
Pendant mes vacances, j’ai eu une prise de conscience (enfin, façon de parler : je m’en doutais un peu) : y faut que je mette à la cuisine. Je ne sais pas cuisiner…
En fait, non, c’est plutôt que j’aime pas trop ça. Oh, bien sûr, je sais faire quelques trucs sympa, genre des tartes salées, des pâtes avec des lardons et de la crème, des papillotes de poisson, des escalopes avec des lardons et de la crème, de la poêlée surgelée avec des steacks itou, des super tomates-mozza, des gratins avec des lardons et de la crème (ben ouais, en lorraine, c’est la nourriture de base, avec les patates).
Mais bon, c’est pas de la vraie cuisine, c’est du bidouillage ! En plus j’ai des amis qui cuisinent comme des dieux. Quand je vais dîner chez eux, c’est mieux qu’au resto : table superbe, jolie vaisselle, menu à l’avenant. C’est toujours délicieux, fin et subtil, du coup c’est vrai que je me foule pas trop quand c’est moi qui reçois.
Pis à ma décharge, j’ai une cuisine de Barbie, ça donne une idée des dimensions et du côté pratique de la chose (Attends, quand tu vois comment c’est une bourge la Blondasse, elle doit sûrement pas y mettre les pieds souvent, dans sa cuisine, c'est pour ça que c'est tout mini-mimi-gnagnagna). Un bon plateau de fromages, une fondue savoyarde, une pierrade ou n’importe quel autre plat de barbaque, et hop, chauffe Marcel ! En clair, du bon, mais du sans préparation, et si possible, du sans trop de vaisselle.
J’en étais là de mes réflexions, que v’là pas que ma coupine, ben elle me dit la même chose, au même moment que moi je me le disais dans ma tête (tu suis ou bien ?) ! Le fait qu’on était au carrouf du coin à se demander quoi acheter pour le repas du soir n’avait évidemment rien à voir dans cette communion de pensées.
Là-dessus, on se dit que quand même, on a trente ans* maintenant et qu’y s’rait pt’être temps de prendre le taureau par les cornes, que dis-je, la marmite par les poignées… Hop hop, sitôt dit sitôt fait : après moult tergiversations, on se décide pour un rôti de porc. C’est bien le porc : c’est pas grave si ça cuit longtemps, vaut mieux trop que pas assez pour cette viande de toute façon (on est hyper forte pour s’auto-persuader qu’on fait les bons choix).
Je vous passe le retour à la maison, le déballage de courses, le p’tit verre de blanc pour se r’mettre, etc.
Quand on décide de commencer, on s’aperçoit qu’on n’a pas de recette. Ben c’est pas grave y a l’internet. Ensuite, ben notre rôti, y pèse 1kg300 et la cuisson, c’est pour un de 1kg (C’est proportionnel au poids le temps de cuisson ? je suis pas sûre. Ben oui si je savais, je saurais faire une règle de 3 quand même) ? Ben c’est pas grave, y ma sœur**. Enfin, on n’a pas d’armagnac. Ben c’est pas grave, on a du cognac. Et comme on a une vrai cocotte en fonte, on se sent en confiance, très pros, quoi !
Au final, vous savez quoi : c’était SUPER facile de le cuisiner ce rôti ! Et super bon quand on l’a mangé***. On s’en est tiré comme des (mini) chefs ! Franchement, j’étais trop fière (un peu comme le jour où, en grande section de maternelle, j’ai enfin réussi à faire un « s » en attaché).
Ce jour-là, j’ai percé l’un des secrets des dieux des fourneaux, je crois, j’ai touché du doigt l’essence du truc. Hé oui : j’ai appris que la cuisine, c’est comme la victoire : c’est dans la tête J
* ouais je sais, je suis lourdingue...mais les clichés du genre ménagère de moins de 50ans, cest rigolo quand même non? J
** ma frangine, elle a fait un BTS conseillère en économie sociale et familiale. La cuisine était au programme scolaire. Du coup, c’est un peu ma référence en matière de questions techniques et pratiques.
*** et remanger le lendemain froid avec de la mayo. Et reremanger trois jours après en sandwich…ben ouais. Note pour la fois prochaine : 1,5 kg pour deux, c’est beaucoup
09:12 Publié dans les escapades gourmandes de petitprunier | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : cuisine, roti, repas, amis
25.08.2008
je bulle
Tout est dit dans le titre!
là je suis à Montélimar, chez une amie, depuis jeudi, et c'est juste le pied :-)
y a du soleil, des pique-niques, du shopping (un peu limité, mais on se débrouille), des marchés, des rivières où se baigner - ou se tremper les pieds pour les plus frileux- et les goûters qui vont avec les baignades, et des restos aussi.
d'ailleurs, en parlant de resto, une adresse vraiment cool si vous passez dans le coin: MASSIS, à L'homme d'armes/ commune de Savasse (j'adore ces noms, c'est très bucolico-romantico-rigolo-provençal!). c'est un libanais joli comme tout, avec sa salle voûtée et ses patrons plus qu'accueillants. essayez le menu Délice, qui porte on ne peut mieux son nom: un mezze de tous les plats de la carte, succulents, préparés par Monsieur en cuisine, et servis avec grâce et gentillesse (et rapidité) par Madame.
voiloù!
sur ce, je vous laisse pour ce début de semaine, moi je vais me doucher (à 14h...mmmhhh j'adore les vacances!)
beau lundi!
13:45 Publié dans les escapades gourmandes de petitprunier | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : montelimar, restaurant, vacances, baignade
11.08.2008
escapade madrilène (part 3)
Et voilà le plat de résistance de ma petite virée espagnole : les tapas ! Ben oui, après avoir écumé les mégastores**, y fallait bien se remettre de nos émotions !
C’est bien connu, les tapas sont à l’Espagne ce que la baguette et le litre de rouge (ou les macarons et le champagne pour les plus chics...!) sont à la France : à la fois un cliché surpuissant, une identité nationale, et une habitude de tous les jours qui peut parfois toucher au sublime ! Oui je sais, je m’emballe, je m’emballe… mais chuis comme ça moi : quand y a du bon, faut le dire !
Les bars à tapas, c’est tout un poème...
C’est bien sûr la fête des papilles : calamars, anchois, jàmon, fromage, crevettes, chorizo, olives... tout ce beau monde sur des petites tartines, mmmmhhh ! Pour les accompagner, rien ne vaut une bonne bière espagnole (servie super fraîche d’ailleurs, par rapport à ce que j’aime d’habitude), ou une bonne bouteille de Rioja (un vin rouge terrible ! Le même cépage que le bordelais je crois).
Mais c’est surtout une
ambiance et un état d’esprit très « enjoy la life » ! Ce sont les amis qui se retrouvent avant d’aller boire un verre, les collègues qui se détendent après le boulot, les étudiants qui se préparent avant une soirée arrosée, ou encore les touristes comme nous, qui cherchons à toucher du doigt la vraie vie de la ville… !
Alors évidemment, faut trier le bon grain de l’ivraie comme dirait ma grand-mère. Comme partout, y a des attrape-touristes, surtout dans le quartier de Santa Ana, où nous étions logées… D’ailleurs, le premier soir, après un apéro dans un bar sympa et tranquille (ben oui, on était fatigué…), on a atterri dans un resto…un truc atroce.
De dehors, ça avait l’air sympa, avec des jambons qui séchaient et des piments qui pendaient des jolies poutres apparentes… Erreur : la cuisine était en toc, les sièges en plastique (comme les jambons peut-être ?) et l’accueil, hum… je ne sais même pas si le mot convient…
En tout cas, c’est la première fois que le serveur reste debout à côté de moi, à attendre que j’ai fini mon assiette pour desservir, parce qu’on approche de l’heure de la fermeture…ou qu’on ne peut soi-disant pas fractionner une addition en 4 et régler avec 4 CB différentes… bref, le fiasco total !
Et puis il y a des surprises fantastiques, comme ce petit bar –los gatos*- à la déco hyper kistch : sainte vierge, vieux transistors, tables et chaises dépareillées, trancheuse à jambon devant le zinc… Le patron, un macho/bourru/que t’as pas trop envie de l’embêter de prime abord, te grogne de t’asseoir en désignant du bout du menton une table et 4 chaises…et t’apporte des tapas et du jàmon à pleurer…arrosés de quelques bières et d’un vin fantastique…et quand disparaît la dernière miette, il vient t’offrir une autre bouteille pour « bien commencer la soirée »… Chais pas vous mais moi c’est la première fois qu’il m’arrive un truc pareil ! bon ok, on était 4 nénettes un peu saoûles, mais quand même, ça nous a scotchées !
Je vais pas vous faire la description détaillée de tous les tapas qu’on a dégustés, mais sachez qu’il y a quantité de petits bars très chouettes où en manger de succulents, notamment dans les quartiers de Latina, chueca et atocha.
Bon appétit!
* calle de jesùs, 2, à Madrid : une adresse prédestinée pour les miracles non ? J
**j’ai honte, j’ai même pas essayé de dénicher des petites boutiques tendances, loin de la foule et des sacs en papier bleus. 5 jours, c’est trop couuurt !
21:57 Publié dans les escapades gourmandes de petitprunier | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : madrid, tapas, bar, nuit, movida, chueca, latina
07.08.2008
de la différence entre la tourte (celle qu'on mange, pas celle qu'on drague...ouhlala, c'est fin) et le véritâââble pâté lorrain
En V’là une question qu’elle est intéressante. Ca c’est de l’info capitale, de celles que vous attendiez avec impatience…de la minute culturelle des vacances quoi !
A je-sais-plus-où, l’autre jour, alors que je demandais un petit pâté , et que pour la énième fois, on me servait une tourte, je me suis dit qu’il fallait que ça cesse.
Alors, attention : explication (et ceux qui s’en battent les c… du pâté, ben y z’ont qu’à s’en aller, d’abord : le pâté, c’est de chez moi, c’est bon et ça fait pas grossir)
Dans ma Lorraine natale*, y a une spécialité qui s’appelle le pâté… ?… lorrain, bien sûr (je vois qu’on a à affaire à des connaisseurs aujourd’hui… !). C’est une préparation à base de viande de porc (des fois avec du veau) marinée et épicée, enveloppée dans une pâte feuilletée, le tout doré au jaune d’œuf et cuit au four**. Et c’est TOUT ! sinon, c’est pas un vrai pââââté lorrain (oui, c’est l’accent, je sais). Pas de cheminée pour que la vapeur s’échappe à la cuisson, pas de migaine (comment ça, vous savez pas ce que c’est la migaine***?! ben savez pas c’qu’est bon alors…) pour que ça soit plus onctueux. C’est d’ailleurs toute la difficulté : dans un vrai et bon p’tit pâté, y a que de la viande, du coup, faut pas se rater sur la cuisson ou la marinade, sinon on obtient un truc fadasse (ou qui pue l’estragon, genre) ou tout sec.
Dans une tourte, ben, y a tout ce qu’y a pas dans le pâté, logique : la cheminée et la migaine. Et souvent, elle est ronde aussi. Le petit pâté est ovale ou rectangulaire, ce qui en fait le compagnon idéal des repas pris sur le pouce (là vous me voyez pas, mais je souris à la caméra, l’air béat, le pâté dans une main et un déhanché subtil vers le téléspectateur) ou du goûter, ou du p’tit déj, ou de la pause café (j’adore le pâté lorrain).
En tout cas, même en Lorraine, y a des gens qui se trompent… tous les ans, je vais à la fête du pâté lorrain à Chatenois (c’est dans les vosges, et oui madame, je trouve ça sympa et j’ai pas peur de le dire… J en plus on rigole bien, voilà…), et tous les ans c’est une TOURTE (je parle de la préparation, pas de la cuisinière, évidemment) qui gagne le concours du meilleur pâté… ! C’est dégueulasse… pfff… On ne respecte plus rien de nos jours…
Sinon vous, c’est tourte ou pâté (ou alors le pâté lorrain est une espèce étrange et merveilleuse qui n’est pas arrivée jusqu’à vous ?) ?
![paté tour[1]...jpg](http://petitprunier.hautetfort.com/media/00/02/2016455249.jpg)
* ben non, en fait, je suis née à Séoul… mais vu que je suis arrivée en France à 7 mois, j’ai été biberonnée aux produits du terroir, donc c’est comme si
**pour avoir une recette, allez voir sur le net, on préfère garder ce genre de secrets dans ma famille, merci… et dans les autres aussi d’ailleurs.
***c’est un appareil, tout simplement : œuf battu, crème et/ou lait + assaisonnement. avouez: "migaine" c'est tout de suite plus marrant, non?
21:31 Publié dans les escapades gourmandes de petitprunier | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gourmandise, pâté lorrain, tourte
