23.09.2009

j'aime pas les garçons...

Ouhlala, what a déclaration n'est-il pas?

 

Nan, en fait, vous pouvez ranger vos boîtes à ragots et/ou vos regards concupiscents, ceci n'est pas sessouel. C'est littéraire, si j'ose dire. Enfin, presse-magazinesque en vrai.

 

J'adore la presse, la féminine par dessus tout. Je suis abonnée à Glamour, à Biba et à Cosmo et j'achète Elle très régulièrement malgré ce que vous savez (et je peux tout déduire en frais généraux, ha ha), je teste même les nullités nouveautés du marché.

 

Ces magazines, ce sont les mêmes que je lisais déjà il y a 10 ans -voire plus... Hum... ouais chuis une vieille maintenant... Mais quand même, j'ai l'impression que, depuis quelques saisons, on assiste au grand retour du "garçon". Y en a plus que pour ce substantif: et que je te décrypte les garçons par-ci, que je te dégote le garçon idéal -gentil et mignon- par-là, en passant par ce qui plaît aux garçons dans la mode.

 

Nan mais oh! C'est pas paskon lit des trucs de fifille qu'on n'a pas quelques envies de femmes qui traînent, du genre du Mâââle, du vrai, avec un M majuscule, une barbe qui pousse tous les jours et une voix grave (et du poil pour certaines, oui pourquoi pas, y paraît que ça revient).

 

Chais pas mais pour moi, garçon, c'est quand t'as 15 ans. Allez, je peux aller jusqu'à 20 si c'est THE mec trop canon trop beau supermignon qui te fait craquer mais que c'est tellement un dieu que tu peux même plus avaler ton mojito offert avec l'entrée en boîte, putain, y me r'garde, aaaaarrrgggghhhh (en mode midinette pouffie, voix haut perché, yeux révulsés, rires de gorge avec les cops).

Ou alors c'est quand t'es devenue très vieille, que genre n'importe quel gars, ben c'est un garçon, rapport à ton âge canonique, et que pour toi, la bagatelle, ça fait déjà que'ques années que c'est fini, depuis que ton Rufus est mort en s'étouffant sur son dentier.

ET C'EST TOUT.

 

Dans tout autre cas, ceusses qu'en ont dans le pantalon, ce sont des...? des...? Allez, un petit effort les chouchous... DES HOMMES... Allons-y, on le redit: des ho-mmes.

 

Alors, comme je n'affirme pas sans argumenter, oui madame, chui comme ça, j'ai plusieurs théories (je me mets à développer des théories dans ce blog, z'avez remarqué? C'est étrange...).

 

La première, c'est que j'ai vieilli donc, ben ouais.

Des fois, je regarde les choses en face, je me contente pas de critiquer à tout va sans me remettre en question. Ca m'arrive. J'aime pas trop mais je peux le faire :-). Peut-être que je suis de mauvaise foi et que le garçon a toujours envahi les pages de Cosmo (c'est surtout chez eux que je frôle l'overdose) mais que, simplement, quand j'étais jeune et bête belle jeune quoi, ça me choquait pas plus que ça, de toute façon, c'était mon lot quotidien le garçon*.

Ceci dit, même si cette hypothèse est la bonne, dans ce cas-là, avouez que c'est un peu la loose pour un mag qui se veut l'ami des trentenaires et des quadras -bien dans leur vie, bien dans leur tête, barbara gould, tout ça- d'écrire dans un style qui accroche les plus djeuns.

 

La deuxième, c'est que tout est trop girly en ce moment.

Après la déco stickers trop chou**;

après the come back fracasse de Hello Kitty (mon idole depuis toujours) et autre puccaseries siouper kawaï en tout genre;

après vive le rose, à bas la crise de merde, on veut du rêve, on veut des paillettes, on veut du barbie (je suis à fond pour les pailletttes. Moi je dis, la paillette, c'est chouette);

après le syndrôme "j'm'en fous, j'ai 14 ans, je me fais des couettes et je m'habille comme ma petite soeur ma fille;

après la folie du sms djeuns ptdr kikou lol bg kiss (ah, ça non, j'adhère pas),

pour parachever le tout, le retour tant attendu du garçon!

 

La troisième, c'est que la mode pourrit tout, farpaitement. Si y a du garçon, c'est qu'y a du slim, du chapeau et du chèche, farpaitement. Et que le jour où le mouton retourné façon trappeur du grand nord redeviendra top trendy fashion (qui sait?), ben on aura à nouveau de l'homme, avec des poils d'homme, une odeur d'homme, des fringues d'homme et tout.

 

Ouais.

 

 

Sans déc', vous trouvez pas que ça fait tout propret ce mot? Franchement, moi je le lis, j'imagine le grand post ado un peu timide, mal dans sa peau, avec un look preppy ou androgyne, du savon derrière des oreilles rougissantes... U

Un peu à l'image que je me fais des héros des romans d'initiation du 19ème, à la Maupassant : un petit provincial propre sur lui, pas trop fut fut, encore un peu vierge de la vie quoi...

La version midinette de l'homme en fait!

 

Ok, je sais, si j'aime pas, c'est pas la peine de dégoûter les autres!

 

 

 

 

 

 

 

*dans mon souvenir, j'ai quand même toujours préféré le gars ou le mec, mêm si ça fait un peu plus vulgos, chais pas vraiment pourquoi. Note qu'à mon époque, y en a qui disaient le type, le gadjo ou le keum, c'est pas mieux hein.

**à laquelle j'ai pas résisté plus que n'importe qui, rassurez-vous

***'ttention, j'ai pas dit non plus que mon truc c'était les bad boys et les truands, ou les cradingues à dread pourries hein! Non mâdâme, je suis plus subbbbtiiiile môa

18.09.2009

de mon défi personnel

Plus ça va, plus je tombe sur des blogs dont les...les quoi d'abord? les proprios? les titulaires? les écrivains? les...mamans (yerk... $$moue de dégoût$$...)!??!!!...bref, je tombe sur des bloggueuses (je sais toujours pas comment ça s'écrit mais ça va mieux dans ma phrase) en mode défi shopping.

Pour ceusses qui vivraient sur la blogo martienne et qu'en auraient pas encore entendu parler, le défi = un budget mensuel shopping de 150 euros, oui madame, pas un kopek de plus.

 

J'avoue que j'ai été tentée. Je me suis dit que c'était l'occas et que le fait de ne pas être -virtuellement- seule me donnerait du courage. Mais j'ai renoncé. Honnêtement, si une simple limite, n'était-elle rebaptisée défi, suffisait pour endiguer la déferlante de mon addiction, j'ose espérer que j'aurais déjà essayé. Non? Ben si, je crois ...

 

 

Ceci dit, je me lance mon petit défi perso, qui n'a à voir que de loin avec celui sus-cité, et qui relève plus d'une profonde envie de changement que d'une tentative de soigner le symptôme visible, à savoir mon solde prévisisonnel négatif au 12 30 du mois.

 

Ca a commencé pendant les vacances. Qui dit vacances dit pas de travail -wouh quelle pertinence fulgurante... Et pour moi, cette année, ça a dit aussi "plus de stress". Plus de mal de bide que tu sais pas d'où ça vient. Plus de rendormissage difficile à 4h30* pour cause de "comment que je vais me démerder pour trouver du fric, j'ai l'urssaf à payer, merde, chui encore en retard dans mes cotis retraite, j'aurais pas du claquer les 2/3 de mon salaire au printemps, ohlalajaiencoremerdéputainfaitchierkeskejevaisdevenir". Oui, la nuit, je pense beaucoup à mes problèmes de sous.

En clair, je me suis sentie sereine. J'ai réussi à ne pas ressasser toutes les petites merdes qui empoisonnent mon quotidien (soit paske je le veux bien soit paske que j'ai tout fait pour qu'elles arrivent, les merdes en question). J'ai réussi à me passer de mon téléphone. J'ai réussi à ne pas consulter mes comptes 2 fois par jour.

J'ai réussi à décrocher complètement en fait, de tout. Une vraie mise à distance, salutaire et miraculeuse.

 

Résultat: je voulais pas retravailler, ok. Mais comme j'ai pas eu le choix, ben chui revenue quand même et je me suis it deux trois trucs, comme ça, en passant.

 

D'abord, l'évidence: que je me sentais super mieux dans mon corps et dans ma tête une fois ceux-ci bien reposés, bien apaisés.

 

Ensuite, et surtout, que je ne voulais plus vivre comme j'ai vécu ces trois dernières années, qui sont aussi mes trois premières de travail.

Je ne veux plus payer des impôts de milliardaire alors que nan, je me fais pas 10000 euros par mois. Je ne veux plus craindre de ne pas avoir assez de patients.

Je ne veux plus courir après l'argent

Ca a l'air de rien, mais c'est une révolution pour moi. Jusqu'ici, ma réussite et mon épanouissement passaient par un certain train de vie. Du moins je croyais. Et c'est pas la peine de faire style han la pauv'fille, mais pour qui elle se prend, elle croit que le fric rend heureux, pffff, c'est débile, quelle matérialiste.

Du reste, la place et le rôle de l'argent (j'ai pas dit de l'importance) dans ma vie n'aura échappé à personne et je l'assume: si ça m'a pas fait que du bien, ça m'a pas fait que du mal non plus, point. Et y vaut un peu de franchise à ce niveau que de la langue de bois, genre mon dieu, je n'ai pas d'argent, moi, pauvre petit bloggueuse qui m'achète des sapes maje toutes les semaines, mais bon c'est paske j'économise et que je suis raisonnable**...

C'est pas que je voulais être riche, mais je voulais faire avec mon fric comme je voulais. Je croyais qu'avoir de l'argent m'apporterait une relative tranquilité dans mon quotidien. Je voulais être libre de ne pas compter.

Or, keski s'passe? Ben je te le donne en mille: je compte tout le temps... ET en plus, ça me bouffe... Au lieu de la liberté espérée -fantasmée?-, je suis devenue complètement aliénée... Au lieu de la tranquilité, j'ai trouvé l'angoisse et la culpabilité...

 

Il est ptêt temps de changer de technique...!

 

 

Je crois que ce à quoi j'aspire aujourd'hui, c'est avoir le temps de vivre et de faire les choses juste paske ça me branche. De profiter en somme, mais pas que du pouvoir d'achat.

Mon nouveau taf me plaît, mais je gagne une misère? J'ai envie de me lancer dans la fabrication de bijoux (oui, depuis le temps, je sais, on n'y croit plus...), mais j'ai pas le temps? Range tes fausses excuses: t'achèteras moins de chaussures, tu prendras moins de rendez-vous et basta!

Si je fais pas ces trucs là, je vais le regretter, je le sais.

 

 

Alors en gros, pour résumer tout ça (et pour ceusses qu'auraient sauté tout le texte avant paske quand même, on est là pour rigoler, à la fin, merde!), j'ai envie de me centrer sur un essentiel nouveau et différent. Et j'ai une chance insolente: mon boulot me permet de le faire.

 

Ok, je vais être plus pauvre. Ok, je vais devoir me serrer un peu la ceinture et revoir mes priorités par poste de dépense!

Il se peut que je devienne un poil plus égocentrée.

Socialement, je vais ptêt prendre un peu de plomb dans l'aile. Y a qu'à écouter le ton navré de certaines personnes quand je dis qu'avec ce que je vais gagner, on peut sûrement vivre très correctement. Ils ne le disent pas, mais je vois flotter les mots au-dessus de leurs têtes...La pauvre, quelle pitié, elle s'imagine VRAIMENT qu'on peut vivre avec un salaire pareil...

 

Mais je vais prendre du -bon- temps. Je vais me faire plaisir autrement que grâce à des espèces sonnantes et trébuchantes. Je vais aller chercher -et trouver- ce qui est réellement important pour moi, au lieu de choisir ce qui est important de laisser à voir aux autres.

 

Je vais ptêt même bien réussir à être moi-même tiens... Rien que ça, ça me fait oublier les boots à 25000 dolars que j'ai vu chez sarenza***

 

Qui sait, entre deux nouvelles résolutions, nouvelles envies, je vais ptêt même bien trouver ce fameux équilibre dont tout le monde parle, et qui, pour le moment, n'est encore qu'un graal?

Des news de la crise de la trentaine mue de petitprunier en direct laïve ici, de temps en temps.

 

 

PS: je sais que ça sera dur de renoncer à toutes les jolies choses dont je vais avoir envie, de parfois devoir regarder les autres faire des trucs sans moi paske nan, maintenant, c'est un peu cher. A l'heure qu'il est, je suis même pas sûre que je vais y arriver; ça m'attriste de penser ça...Mais tant pis, je m'y risque. L'envie d'être autrement est plus forte, je ne peux, ne veux pas rester enfermée dans un fonctionnement que je ne comprends plus...

 

 

* ouais je me lève à 4h30 comme les mamies, et oui pour faire la même chose qu'elles. Voilà, vous savez tout de mes nuits hyper glam

**là je vise personne, hein, c'est un exemple. toute ressemblance avec des gens de votre connaissance serait à mettre entièrement sur le compte de vos petits esprits critiques et tordus, bande de pervers ;-)

***et qu'il n'y a déjà PLUS en 35; rrrrhhhhââââ. Bon ok, dans ce post rempli de prise de conscience/remise en question, c'est un peu hors de propos...

 


edit de 21h10:

une question un peu plus légère et superficielle me vient là, avant d'aller prendre l'apéro (oui j'ai l'apéro tardif). Certain(e)s d'entre vous savent-ils(elles) si les godasses se vendent bien sur ebay? et si ça marche pas, quelqu'un a-t-il une autre idée? J'ai des tas de paires de chaussures de marque (de ash à minelli en passant pas pura lopez. Le tout en pointure 35) que je ne porte plus et que ça m'ennuie de jeter. je ne me lance pas dans un vide dressing sur ce blog, j'ai bien conscience que pour que ça marche, il faut un lectorat plus étendu. Et dans la vraie vie, si mes sapes vivent une seconde vie sur les -magnifiques- fesses de mes coupines, malheureusement, leurs petons sont beaucoup plus grands que les miens, donc mes pitites grolles restent toujours sur le carreau.

Voilou! soyez sympa, aideeeez moiiiiii (cri de détresse)

15.09.2009

du plus bel âge (et des fringues qui vont avec)

look1.jpg

Ah ben ça faisait un peu longtemps que j'avais pas posté de p'tit dessin...çui là date un peu, c'est quand je me suis mis en tête de passer en revue les différents styles (si l'on peut dire, hum...) qui avaient déjà traversé ma penderie.


Alors là, ben, que dire...?

J'ai quoi...20, 22 ans; je suis à la fac et franchement, c'est l'horreur. Je vais jamais en cours, j'arrive pas à bosser. Avec le recul, je peux sans grand risque d'erreur dire que je suis en pleine dépression: je dors dès que je peux, je pleure le reste du temps, j'ai l'impression que ma vie est d'un ennui phénoménal; rien ne me sort de l'espèce de rêve éveillé dans lequel j'évolue.
Je me suis séparée de mon mec (beauuuuucoup plus âgé, assez friqué, mon seul univers jusque là) dans des circonstances pour le moins difficiles et j'entre dans une sale période de ma vie.


C'est à ce moment-là que débute mon besoin de dépenses, ma rage d'achats et les emmerdes qui vont avec (elles commencent tout juste, c'est encore gérable).




J'ai un énorme besoin d'exister et ça va passer par deux choses.


La compulsion donc, qui me me remplit, m'apaise et me fait me sentir toute-puissante aussi. Un peu comme une revanche sur ce qui m'est arrivé de moche avant.


Et puis une existence standardisée, conforme à l'idée que je me fais de ce que devrait être ma vie, et ce jusque dans ses excès (nombreux au demeurant, malgré l'envie d'être dans le rang).

J'ai envie de me couler dans un moule, j'ai besoin d'être socialement dans la norme pour me prouver que tout va bien (Hum, c'est assez récurrent cette histoire de norme chez moi, que ce soit pour s'y conformer ou pour vomir dessus!). Je joue au petit couple modèle, je trouve un job à mi-temps à La City (depuis, rien que le nom me donne des boutons) pour financer mes dérapages et mes vélléïtés d'indépendance et de frigo de grand.
Evidemment, j'ai du mal à m'y retrouver, je ne sais pas trop bien où j'en suis ni qui je suis. La seule chose dont je suis sûre, c'est que je gâche le lien qui m'unit aux gens que j'aime et qui m'aiment, et que du coup, je me forge une image de moi-même déplorable.



Le seul truc un peu cohérent avec l'histoire, c'est mon look. Quelque chose entre la secrétaire pouffe, la djeun's Morgan & co et la jeune fille à fond dans la vie active, genre executive woman mais en plus jeune.


Ah j'oublie la coupe, trèèèès mal dessinée, j'avoue, chui nulle en cheveux...! J'ai les cheveux courts et ébouriffés derrière et longs et plaqués devant, THE coupe du moment. Et bien évidemment, j'ai des mèches, sauf qu'elles sont rouges au lieu d'être miel ou cuivrées.

C'est finalement le seul truc heureux que je garde en mémoire de mon apparence. Le rouge me va bien et a le mérite de me rendre voyante, justement. Paske sinon, niveau silhouette, j'ai un peu pris 15kg (ok, je partais de 43 mais quand même, je me sens comme une baleine échouée. Et encore, à elle, on lui porte secours... Ambiance..).


A part les tifs donc, le résultat est fadasse, vu partout dans la rue et me fais prendre 10 ans. Et le pire, c'est tout ce que je dépense pour paraître si vieille et si éteinte... Et oui, à l'époque, je visais plus la quantité...



Voilà... je vous laisse, je vais me prendre un tranxène pour me remettre de tout ce déballage :-)





je me relis là, et je me demande si je vous ai pas déjà bassiné avec tout ça. Faut me le dire hein! Comme je lis rarement mon blog, je me souviens pas toujours de ce que je vous ai dit de ma siouper laïfe trop intéressante de la mort qui tue...