12.10.2009

le cas du cabas

Et qui dit cabas dit forcément Vanessa.

 

Et moi, les sacs de vanessa, jusqu'ici, j'aimais pô trop.

Pourtant, j'aime les paillettes, j'aime les beaux volumes à mon épaule ou à mon bras, j'aime les it-bags aussi, soyons honnêtes!

Mais chais pas, tout ça combiné sur une même pièce -LA pièce Vanessa bruno même- ben ça n'a jamais trop affolé mon radar fashion, comme on dit.

 

Trop vu, sur trop de monde; trop d'imitations aussi, portées par de trop jeunes pouffes-pouffes à classeurs A4 et agendas dédicacés ("à la fille la plus top de la 3ème4, je t'oublierai jamais ;-) lovexxx Virginie"... que celle qui n'a jamais connu ça me jette le premier stylo plume encre bleu des mers du sud...)

Pis franchement, la version tissu, je la trouve un peu cheap malgré tout, un peu trop sac de plage. C'est vrai quoi, c'est pas comme si ça coûtait rien en plus...

 

 

Mais...Paske évidemment, y a un Mais, et de taille...

 

Mais ce week-end, dans ma petite ville de province, je faisais du lèche-vitrine (parfaitement, je n'achetais rien, et c'est la vérité! Ca fait partie de ma réinsertion dans la vraie vie réelle, où on a un rapport normal à l'argent) et je suis tombée sur Lui.

 

 

Et ben moi qui n'y croyais pas une seule seconde, j'ai pas honte de le dire aujourd'hui: oui, le coup de foudre existe!

 

Mon dieu, c'est le sac que j'aime pas d'habitude mais là, avec tout ce que j'aime, ohlala, j'ai des vapeurs...! (oui, le coup de foudre est compliqué... Premier effet immédiat : il t'embrouille l'esprit, t'as l'impression de pas pouvoir faire la mise au point sur tes pensées, elles restent floues...)

 

Allez, je rentre, en plus c'est une boutique que j'aime bien, j'avais prévu d'y faire un tour

(deuxième phase: tentative pathétique de justifier les phases qui ne vont pas manquer de suivre)

 

Je le vois, je le touche, je vais avoir un orgasme je suis conquise (encore plus si cela est possible)... Il est parfait: un veau velours tout doux, tout mou, dans un caramel magnifique qui sied si bien à mon teint; les paillettes ont été remplacées par des oeillets (aaahhhhh quel coup de génie) et moi tout le monde le sait, chui rebelle, chui bad, chui rockènerolle, oeillets fowEver; Et cerise sur le pompon: il existe en taille moyenne (paske oui j'aime les grands sacs mais nan j'aime pas avoir l'air d'une naine qui pourrait rentrer dans son cabas).

(troisième phase: illumination/obssession)

 

Je demande le prix...Tiens, je m'attendais à vachement plus cher...En plus c'est le dernier, et c'est vrai qu'un cabas, j'en ai pas. Pis à la base, je visais le flat jack de darel, mais finalement il ne pas tant emballée que ça, et en plus, il coûte un rein, nan, franchement, c'est une affaire ce petit VB.

(quatrième phase: auto-persuasion + tentative de diminuer l'impact de la chose par tout un lot d'excuses foireuses -parfaitement maîtrisées au demeurant)

 

Je ressors hyper contente de moi (après avoir payé le sac évidemment, je l'ai pas planqué sous mon pull, bien que l'envie ne m'ait pas manqué...): j'ai un sac superbe et j'ai dépensé moins que prévu pour ça. En fait (et là, attention: formule éculée et savamment détournée par toute férue de shopping qui se respecte:) j'ai fait des économies quoi!

(cinquième phase: mauvaise foi carabinée)

 

Je rentre, je vide plus que je ne transfère le contenu de Billy vers Vaness et j'admire ma nouvelle acquisition en poussant de petits cris de pintade de joie.

(phase terminale: jubilation)

 

 

Et voilà:

 

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Pour tenir compagnie à mon mâââgnifique câbâs, une robe bel air de cet été à pitites perlouses, une veste en jeans melting pot de y a...pffff... au moins tout ça! Des boots toutes souples (je sais plus la marque...) et un chèche -dieu qu'il est beau- tout doux de chez american vintage

 

*depuis toujours en fait, c'est la vérité vraie... Sauf que j'ai dû m'arrêter pendant quelques années vu que c'était pas à la mode et que, du coup, tout ce qui portait oeillets avait l'air sorti du dressing de travail d'une maîtresse SM soft... non, j'ai pas toujours eu une vie fashion facile...

09.10.2009

et aux âmes bien nées...

Je viens d'acheter le Elle et de le feuilleter (oui, je sais, demain j'arrête. mais que voulez-vous, j'aime bien m'énerver toute seule :-) ). C'est rare que je lise vraiment un magazine le jour même de son achat (ou de sa réception dans la boîte aux lettres) mais aujourd'hui, j'ai eu l'oeil, la curiosité (que dis-je, l'intellllllect..) et, faut bien le dire, l'esprit de controverse et la fight attitioude, interpellés par un article sur les nouvelles tribus fashion chez les ados.

Bon, ok, le propos n'est pas nouveau et on nous en déjà tartiné des pages sur OMG, comme ils sont pointus, quel bon goût, quel discernement, quel décalage dans le propos, quelle maturité dans le port de la chaussette qui gondole, et caetera et caetera. Remarque, ça va bien avec le culte du jeune dans lequel on baigne (et qui me gonfle, tout le monde le sait).

 

Perso, dans ma province, les ados, c'est pas les mêmes qu'à la capitale. Entendez par là qu'ils ont encore des goûts de chiotte de temps en temps (et tant mieux, comme ça à 30 ans, yseront contents d'avoir découvert autre chose et y trouveront sûrement qu'y  s'en sont pas si mal sortis finalement), que leurs excès ne sont pas toujours over the trend et que leur distinction, leur classe et leur chic naturel peuvent être...hum, disons...discutables. Et contrairement à ce que disent les gens du Elle, ils ne sont pas tant que ça affranchis des marques et de leur dictature.

 

Pis franchement, ces analyses poussées, ces décorticages des codes et tout, ça serait pas qu'une façon adulte de voir les choses? Je veux dire, le comportement fashion des djeuns est peut-être plus intuitif qu'on ne se l'imagine (ce qui ne veut pas dire qu'il n'est pas réfléchi)...?

 

 

Bref, revenons au truc du début.

Elle nous présente quelques tribus: les émos, les fashion girls, les mangas kids, les niou dandies, les r'n'b babes (?). Toutes sont intéressantes à leur façon; toutes donnent envie d'être à nouveau ado et de faire ce qu'on veut de nos sapes (car s'il y a une chose vraie dans tout ce blabla, c'est bien que les ados d'aujourd'hui savent mieux s'éclater avec les fringues que ceux de ma génération).

Toutes sauf une... Les quatre shopaholic (sic) photgraphiées m'ont fait peur, littéralement...Et ce qu'elles ont à dire de leur style encore plus...

 

Morceaux choisis pour ceusses qu'auraient pas la Bible:

"depuis l'âge de 6 ans, j'achète des sacs: Darel, Longchamp..." ????????!!!!!!! nan mais c'est quoi ces conneries??????!!!!!!!

"je refuse le prêt-à-porter bas de gamme" ???????!!!!!!!!! Grâce à Pôpa et Môman, j'imagine. Ah oui: "j'ai la chance de pouvoir piocher dans l'armoire de ma mère" Ouiouioui, c'est bien ce qu'on se disait (remarque tant mieux pour elle -et tant pis pour nous...L'armoire griffée ne fait ni le bon goût ni le style, encore moins la créativité...)...Et dans son compte amex?

"Je m'habille chez sandro, maje, comptoir des cotonniers" Ouhla, ça c'est fun et original alors... et subventionné aussi I presioume...

"Le carré Hermès, c'est tout moi" Aaaaaarrrrggghhhhh apportez moi une corde...

 

Franchement, ces néo apprenties bourges de 15-18 ans m'ont donné la gerbe...Tant de suffisance, d'auto-satisfaction et de mépris (si si, je vous assure, leurs paroles suintent la condescendance mal placée), c'est juste insupportable.

Et ce côté clo(w)nesque -même châtain miellé (les blonettes y paraît qu'y faut dire maintenant, d'après le numéro de la semaine dernière), même moue hautaine, même mèche souple devant l'oeil, même balai dans le cul- ça m'a filé mal au crâne.

 

 

Autant des autres photos, il ressort un je-ne-sais-quoi de légèreté, d'amusement bon enfant sous la pose imposée, de créativité ludique et décomplexée (oui oui, même chez les dandies en noir et blanc), autant celle de ces pétasses en herbe ne donne à voir que des minettes grandies trop vite, prenant avec un sérieux ridicule et une rigueur risible les conseils de leurs aînées, se coulant déjà dans le moule de la fashionista docte et impitoyable, celle qui sait -et au demeurant, celle qui a le fric...

J'ai trouvé le cliché et le propos ennuyeux au possible...Et fadasses...

C'est tellement conventionel ces dissertations sur la mode, c'est tellement attendu ces goûts de rombière du 92...

Pour finir, elles n'ont l'air ni de s'amuser ni de se la donner grave, mais plutôt de se faire chier sévère... comme moi d'ailleurs, j'ai manqué m'endormir (après avoir dégueulé, cela va sans dire...)

 

 

Je possède donc je suis...On n'est encore pas près de s'en sortir...

 

PS : Je sais bien que ce ne sont que des ados et que tout ce que je viens de raconter avant laisse à penser que je n'ai pas pris une once de recul sur tout le truc. alors petitun: c'est vrai. je suis une spécialiste de "je m'énerve et après on en recause" et là, ben je viens à peine de refermer le Elle, alors tu penses... Petitdeux: c'est plus le fait que Elle mette ces ados sur le devant de la scène qui m'agace. Ces gamines ne sont sans doute rien de plus que des fifilles à papa qui n'ont encore pas trop eu le loisir de réfléchir sur la vie, l'amour, la mort, ce que cache leur passion pour les trench burberry et tout et tout. Mais que l'on relaie ce type d'attitude ne fait que la rendre pérenne et lui donner une importance et une crédibilté démesurées. Ca ne fait que l'ériger en règle et en fondement naturel du comportement modesque des ados. Et ça, ça me dérange.

 

 

08.10.2009

de la loose totale à la fin d'une journée chargée

Hier, c'était mercredi...

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Ouais... Le mercredi, c'est THE journée de taf...Bon, moi, je me ménage un minimum, mais quand même... Je te prie de croire que le niveau de glamour hier à 19h avait franchement chuté...


En plus, j'ai eu ma stagiaire pour la première fois. Franchement, j'ai trouvé ça cool d'avoir quelqu'un avec moi pendant la journée.Mais niveau boulot, ça double la mise, contrairement à ce qu'on pourrait croire...
Ben ouais, les stagiaires orthophonistes sont pas comme les stagiaires infirmières, elles* ne peuvent pas réellement bosser seules, le maîîître de stage -donc moi, hahahhahhhhhaaaaaa, je suis le maître du monde... Ouuhouhouhhh!- doit toujours être présent et guider et superviser tout ça quoi!

Donc j'ai fini la journée sur les rotules... Vanée...Crevée...Naze de chez naze... Plus bonne à rien d'autre qu'à bâfrer du Mc Do devant la tévé, avec un bon magazine de fifille...


J'ai une vie formidable :-)






* oui, chez les orthos, le féminin l'emporte sur le masculin, c'est comme ça. attends, pour un tout petit 8% de représentants mâaâles, on va pas s'emmerder non plus...