12.09.2009

rien de très exaltant...

...Mais le besoin de le dire :-)

 

Je reviens d'un enterrement...Super hein comme entrée en matière...!

 

En fait, je me suis aperçue aujourd'hui que je n'étais totalement incapable d'éprouver de l'empathie pour le chagrin et le deuil de quelqu'un d'autre -et absolument pas prête à le faire non plus. Sûrement parce que je commence seulement à être en paix avec mon propre deuil, alors que je pensais avoir bien vécu ces deux années d'absence.

Je n'ai simplement ni l'envie ni la force de replonger dans des émotions difficiles et douloureuses, c'est trop, point*

 

Cela explique peut-être mon egocentrisme et mon seuil de tolérance aux autres très bas en ce moment. C'est vrai, un rien m'agace. Je vire reine du ragot, je me transforme en unabomber devant la télé et ma capacité à entretenir une conversation de socialite -jusqu'alors une de mes plus grandes réussites sociales!- frôle celle de l'huître agoraphobe...

 

C'est peut-être aussi pour ça que je me sens si bien dans mon nouveau taf (j'en parlerai plus longuement la semaine prochaine), malgré la gravité de ce que j'y vois. Parce que certes, je côtoie des gens gravement malades, mais à un moment de leur vie où l'espoir le dispute enfin à la peur -et à la mort.

 

 

Bon, j'arrête de prendre les lecteurs de ce blog qui ne sont pas encore allés se tirer une balle (ouais, c'est de pire en pire ici, côté vie ma vie de pauv'petitprunier, trouvez pas?) pour ma psy!

 

C'est l'heure de la cannette et du saucisson, le devoir m'appelle!

 

 

 

*je me sens très chochotte en disant ça...y a manifestement des gens qui n'ont pas le choix et qui doivent assumer, soutenir et souvent s'oublier...

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