30.06.2009
du retournement de situation de l'été
Cette année, il m'arrive un truc de ouf, que jamais de toute ma vie j'aurais cru que ça m'arriverait un jour.... (ouaouhhh, l'entrée en matière...)
Pour le premier été depuis...pfffou, au moins tout ça... je m'en fous de mon corps...
Pas "je m'en fous" genre "il n'existe pas, je veux pas le voir, j'y fais pas attention" ou quoi que ce soit dans le style. Nan juste "je m'en fous" genre "ça va, j'ai pas envie de me pendre en me regardant dans la glace, je me sens pas trop mal dans ma peau". En clair: chui comme ça, voilà et tant pis -ou tant mieux.
En fait, à l'instant où je te parle, chui plutôt en paix avec mon body et ma silhouette; franchement, je me rappelais plus ce que ça faisait de pas se détailler dans la glace tous les matins, de ne pas se malaxer pour voir "où ça gondole", de pas se tordre le cou pour apercevoir la fesse qui dérange, de pas se trouer l'estomac en pensant qu'on sera jamais comme on voudrait.
Les complexes semblent s'être mis aussi en vacances et les fixations débiles en ont fait autant.
Alors ok, y a des bourrelets, ok y a de la cuisse blanche et des bras qui pendouillent en dessous **et ok, je resemble toujours à un petit tonneau*. Mais c'est bizarre, ça me stresse pas plus que ça...
Pourtant, je m'apprête à aller à un mariage où les nénettes invitées sont: a)soit des sportives de haut niveau, style athlé-jambes-d-un-mètre-vingt... b)soit des cop's qui rentrent de 3 ans à la Réunion, style nourrie-aux-tartares-de-thon***-je-fais-de-la-rando-tous-les-weekends... Les deux espèces ayant en plus l'option pas-un-poil-de-gras-et-hâââle-doré-sexy.
C'est dire si ça pourrait être la crise...
Mais nan, là, j'ai juste envie de profiter et de me laisser un peu tranquille avec ces histoires de poids, de jambes trop ci ou pas assez ça.
Et tant pis pour le bikini qui boudine...!
Peut être le signe de la Mâââturité... (on me l'a tellement faite celle-là, que je sais plus si ça me donne envie de rire ou de dégobiller...!)
Bon, vous avez tous pris note de ce billet? Paske qu'après 2 mois de glandouille et de zéro effort physique (dans le but de pas virer mme patate, hein...Je parle pas des aller-retour au camion de glace, des aprèm marche/shopping, des siestes crapuleuses ou encore des levés de coude en terrasse), ben on reparle... Y a moy' que je sois un peu moins peace and love dans mes strings... Bref, on voit ça à la rentrée?!
*Dame nature m'a généreusement dépourvue de toute taille digne de ce nom. Cool. Et vive le taille basse. Ben ouais, sinon, pour moi, c'est 36 pour cul et jambes, et 40 pour pouvoir fermer le fute au nombril...
**Ouais, ça, ça reste un truc hautement traumatisant, chez mopi, pire que les genoux au saindoux...Et celles qui savent pas de quoi je parle, ben elles s'en vont ou elles s'taisent sinon je fais la gueule
***rrrhhhââââ putain chui jalouse...je vendrais mon Balenciaga pour un tartare de thon...Ah ben merde, trop tard, c'est déjà fait
14:16 Publié dans bonheur/humeur du jour: ça va se savoir! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poids, silhouette, été, bikini, gras, équilibre, paix
26.06.2009
in the sky with diamonds...
Il fait noir... Je me suis encore endormie sur le canap' devant NCIS ou une autre série de flic US à la con que j'affectionne tout particulièrement pour mes veilles de week-end...Il est 1h39 du matin et je me traîne péniblement vers mon lit...
1h39, j'en suis sûre... Paske que je regarde toujours mon téléphone quand je me réveille comme ça, en plein milieu de la nuit
Sauf que là, à 1h39, il sonne... Romain, un de mes meilleurs amis exilé à Los Angeles... Pas de bonjour, juste cette phrase, qui, dans sa bouche, sonne comme une douloureuse sentence : Michael Jackson est mort...
En fan absolu, il est dévasté...Moi, l'heure m'empêche de vraiment me pencher sur la question; Surnagent juste un sentiment de gâchis et une ombre de tristesse à la surface de mon esprit endormi..
Ce matin, la nouvelle est partout mais je suis reconnaissante à mon ami de me l'avoir révélée sur le moment.
Car au soleil, au réveil, les yeux bien ouverts, ce n'est déjà plus la même histoire...la confirmation de l'info me revient en pleine poire...Le retour de bâton est plutôt sévère...
Ado, je n'étais pas fan, je n'écoutais pas de musique "actuelle"... Mais avec Romain j'ai appris plus tard à aimer, à apprécier, à adorer.
La musique me touche et me donne envie de bouger, bien sûr.
Mais je suis littéralement fascinée et plus qu'admirative devant l'intuition et le talent artistiques, le génie maîtrisé et la capacité à tout composer, tout chanter et tout réussir -professionnellement s'entend- de l'homme. Et plus encore devant l'avant-gardisme, le côté visionnaire et précurseur de son oeuvre* .
MJ, c'est un peu l'entonnoir dans lequel se sont déversées des influences de tous bords, des courants musicaux multiples et différents, et duquel est ressorti tout ce qui fait la musique pop d'aujourd'hui.
Je me sens aussi de l'empathie, de la compassion pour le personnage, pour celui qui n'a pas voulu grandir, qui s'est réfugié comme il pouvait dans un monde dans lequel ses fardeaux seraient un peu moins lourds à porter, ses blessures un peu plus faciles à panser, du moins un peu plus longues à se réveiller.
A l'heure du bilan et de la rubrique nécro, j'espère que le monde ne s'y trompera pas: au-delà des histoires sordides -auxquelles chacun accorde le crédit qu'il veut, là n'est pas la question-, Michael Jackson, c'est juste une vie dédiée à son art, une vie passée à l'emmener toujours plus loin, une vie qui croule sous les honneurs et les pires accusations aussi, une vie à être adulé et dans la lumière, en même temps qu'une vie brisée, sans cesse reconstituée, pleine de rustines et d'aspérités...
Une vie qui se termine -trop- tôt...
Ainsi naissent et se perpétuent les mythes...
Combien serons-nous aujourd'hui à regarder ses clips qui passent en boucle sur les chaînes musicales, à écouter ses chansons sur les radios ou les ipod, à traquer les hommages et les infos sur le net, malgré le boulot, les enfants, la fatigue ou le week-end qui se prépare...?
Combien serons-nous à nous rappeler les moments vécus sur les notes de Heal the world, Billy Jane ou Thriller...?
Combien serons-nous, la larme presque à l'oeil, la boule dans la gorge et la nostalgie tristoune au coeur, malgré le sentiment d'être un peu ridicule...?
Toute une génération certainement...Voire plusieurs...
je suis triste...c'est étrange, pourtant, je n'ai pas perdu quelqu'un de ma famille ou de mes amis... Quoique...MJ est lié à mon histoire sentimentale, à mes rencontres, à mes choix culturels, à mes goûts musicaux... J'ai vécu sur ses tubes, comme beaucoup... Avec cette disparition, j'ai un peu le sentiment que c'est une petite partie de mon histoire qui s'efface...
* non je n'ai pas peur d'être mégalo...
13:35 Publié dans de choses et d'autres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : michael jackson
24.06.2009
?!soldes?!
14h00
Les soldes, les soldes, QUOI les soldes?...??!!!!
t'sais pas qu'y en a qui bossent ici?!
14:05 Publié dans bonheur/humeur du jour: ça va se savoir! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
si tu t'imagines, fillette, qu'ça va, qu'ça va... va durer toujours...

11:48 Publié dans vis ma vie (de petitprunier) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 17 ans, look, chenille, papillon
23.06.2009
de l'affaire du (non-)mariage
Samedi c'était l'enterrement de vie de jeune fille de mon amie -qui se marie cet été donc. Ben oui, si on enterre la jeune fille, c'est bien que dame il y aura bientôt pour la remplacer.
Oh ça va les défenseurs du bon goût: rassurez-vous, point de costume de bébé ou de pute ni de capotes ou de feuilles de PQ à vendre (de toute façon, le créneau était déjà saturé ce samedi...). Nan, on est classe nous m'sieurs-dames, on fait dans l'intello-culturel pointu (ouarf ouarf).
Dans notre petit groupe de copines de promo, y commence à y avoir plus de Madames que de Mademoiselles. Et c'est pas les plus jeunes, croyez-moi...
Mon statut de non-mariée à mon ââââge revient de temps en temps sur le tapis, l'air de rien. La dernière fois, c'était samedi justement, quand la 2ème (et seule autre) trentenaire administrativement célibataire du groupe m'a dit: "Alors Aurélia, toi aussi, tu continues à faire de la résistance? Y aura bientôt plus que nous tu sais...Ahlala ces jeunes, elles y croient, c'est beau!".
Attends, d'où j'y crois pas moi? Et d'où je fais de la résistance???!!!!C'est pas paske j'ai pas d'alliance que j'ai pas envie que mon couple vive, tienne et soit reconnu comme tel.
Ne pas me marier, c'est pas une revendication ni une rébellion quelconque contre un ordre établi à la con. Paske c'est souvent ce que les gens s'imaginent: que je refuse les conventions sociales, que j'ai envie de me distinguer, de me marginaliser.
En clair, que ma non-envie de mariage résulte d'un ego surdimensionné qui refuse de se plier aux codes sociaux normatifs. Ils y voient une sorte de bravade voire de nihilisme de la relation de couple "classique". Un peu post soixantehuitarde, un peu néopunk, un peu pôv'fille qui sait pas ce que c'est que l'Amûûûr avec un grand A.
Ben nan...Nan, c'est juste que c'est pas le rêve de ma vie, c'est tout. Je m'en fous d'être mariée ou non, point. Si la demande arrive un jour, ben ça sera cool. Si ça reste du domaine de l'imaginaire, ben ça sera bien aussi.
D'ailleurs, c'est drôle, mais d'aussi loin que je me souvienne, je ne me suis jamais projetée en mariée. Je n'ai jamais rêvé de robe blanche et de marche nuptiale et si tu demandes à ma mère, elle te dira que je me déguisais en première communiante, en fée et en princesse* mais pas en mariée.
A côté de ça, je comprends celles pour qui c'est une étape obligée dans leur vie de femme, d'amoureuse et de (future ou non!) maman. Et je trouve plutôt cool d'assister et de participer à la concrétisation de leur rêve de gamine... Ca me rend toujours heureuse une jolie mariée toute émue**!
ben oui, c'est pas paske je passe pas devant m.le Maire/m. le curé-rabin-pasteur ou assimilé que chui pas fleur bleue-nunuche-romantico-bêbête comme tout le monde!
*attends, y faut bien que le fantasme de la robe à traîne pleine de paillette s'épanouisse quand même à un moment ou à un autre...
**bon si elle passe la soirée à dire "mon mâââri" en gloussant bêtement, je trouve ça tout de suite plus chiant, voire ridicule
14:21 Publié dans de choses et d'autres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mariage
10.06.2009
de la vraie signification de ma fashion attitioude
"Est-ce que tu as une pièce fétiche, une tenue que tu portes tout le temps, ou que tu préfères entre toutes?"
Voilà la question un peu casse-gueule que Marie m'a posée (oui je sais je fais du Marie-dropping à tout va en ce moment...), quand on a commencé à parler chiffons.
J'ai trouvé assez vite finalement...J'ai pris ça un peu à la blague pour commener, pis y a bien fallu que je me rende à l'évidence : la tenue que je préfère, c'est celle que je porte quand je suis chez moi et que je ne reçois pas. C'est celle que j'enfile dès que je rentre du travail et que je ne quitte pas les jours de grosse glande, quand je sais que je ne mettrai pas le nez dehors.
C'est un vieux fute de sport qui a déjà vécu pleinement sa première vie d'athlète et qui, aujourd'hui, se met à la colle avec un tee-shirt tout mou tout pourri H&M, une petite douceur princesse tam-tam ou encore un débardeur petit bateau (ouais,3 d'un coup...il a la santé mon yogging) pour prendre sa retraite tranquilou devant les experts.
Bref, c'est du pas glamour, pas classe, pas trendy... Mais dans ces sapes, je suis -juste- moi... Sans frou-frou, sans poudre aux yeux, sans artifice, quoi.
Quand chui en pyj' -paske ne nous mentons pas, visuellement, c'est un pyjama- je me cache derrière rien, je me déguise en rien, je me fais pas jolie, je ne joue pas à être le personnage de mes fringues.
Paske finalement, je crois que la mode, pour moi, c'est ça: une représentation, un moyen de paraître ce que je veux paraître, de ne donner à voir de moi que ce qu'il me convient de dévoiler.
Chez certains, se fringuer c'est être en adéquation parfaite avec ce qu'ils sont, être totalement eux-même. Pour moi, c'est au contraire une façon de ne jamais l'être complètement, de mettre à distance ce qui ne me convient pas dans ce moi pas toujours à mon goût. C'est aussi -et paradoxalement- me préserver du regard de l'autre et de son jugement...
C'est la possibilité d'exister à travers un filtre rose ou bleu layette, de jouer à être ce qui me plaît.
Oui paske bien sûr, la fashion attitioude reste un jeu, mais un jeu vital, dans le sens où je ne peux pas imaginer vivre sans, et pas seulement d'un point de vue eshétique ou social. Elle me donne la sensation de pouvoir tout gérer, le sentiment de contrôler ce qui me paraît pourtant incontrôlable "à nu", tous ces trucs un peu pourris que j'aimerais rayer de mon existence et de ma personnalité... En fait, d'accepter le difficilement, voire l'in-acceptable...
Bref, elle est tout sauf un truc simple et léger, et finalement, la première difficulté, à savoir quoi mettre ce matin, est bien la moindre!
Allez, j'vous laisse, je vais me prendre la tête sur quoi dire à ma psy cette semaine... je devrais ptêt lui faire lire mon blog...:-)
12:19 Publié dans la mode, la mode, la mode, vis ma vie (de petitprunier) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mode, rapport à la mode, pièce fétiche, jeu
07.06.2009
des occupations du dimanche
Aujourd'hui, c'est dimanche et j'ai envie.....
......de vous faire partager un grand moment de glamour, d'élégance naturelle et de zénitude

A ma cousine fraîchement séparée, qui s'inquiétait paskon lui avait dit que le dimanche était le pire jour qui existait pour les célibataires, j'ai répondu qu'il suffisait de faire sa sale Narcisse égoÏste et ça passait comme une lettre à la poste.
En ce qui me concerne, même si chui pas célib, le dimanche, c'est je-m-occupe-de-mon-corps-et-je-pense-qu-à-ma-pomme
A savoir: gommage, crémage, masquage, baignage -pas forcément dans cet ordre.
Et aussi vernissage et limage des ongles, épilationnage, massage des petons
Et encore lisage de magazines de fille, télévisionnage de séries débiles, surfage sur mes blogs favoris, téléphonage aux cop's
Franchement, c'est pas des trucs à faire en couple ça, hein! Ne serait-ce que pour préserver Chérichou* de la crise cardiaque quand tu sortiras de la salle de bains dans le même état que moi, là, au-dessus :-)
Mais pour l'instant, j'ai rien trouvé de mieux pour appréhender la semaine qui se profile en toute sérénité (c'est-à-dire sans y penser avant le lundi matin 7h quand le réveil sonne).
Et toi, le dimanche, c'est loose totale ou bien?
* Chérichou, c'est un terme générique hein, c'est pas le nouveau nom d'amour-choupi-kikou-mignonnet-ridicule de MisterJ. En plus, lui y s'en fout complètement que j'ai une espèce de truc collant et vert (ou rose) sur le visage, ça lui donne l'occas de rire un bon coup... oui on est un couple ultra glamour, je l'ai déjà dit..
23:13 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : dimanche, soin visage, soin corps, détente
06.06.2009
d'un petit bout de jardin perché...
Je me rends compte que j'ai oublié de parler d'une activité d'adulte qui a refait son apparition dans mes week-ends depuis quelques semaines, à savoir ça:

Ben ouais, depuis que MisterJ a une terrasse avec jardinières intégrées , et encore plus depuis que moi aussi, on s'est mis aux petites plantations de printemps.
Mes parents sont très jardin: mon père n'envisageait pas un été sans se casser le dos* à ramasser des haricots et ma mère réussit tous les ans un jardin de fleurs magnifique.
Mais pour être honnête, moi, ça me branchait pas des masses. D'ailleurs, j'ai toujours beaucoup de mal à voir l'intérêt de planter des mini poireaux ou des mini oignons pour qu'ils deviennent ensuite des vrais grands poireaux et des vrais grands oignons qu'on aurait pu déjà acheter comme ça (et çui qui me dit "ben l'intérêt c'est les légumes frais", il sort: on me l'a déjà dit, merci! Si ça avait suffit, j'aurais pas écrit cette phrase :-) )
Jusqu'à ce que j'aille avec ma mère et ma soeur chez un horticulteur.
Et là, quelques précisions s'imposent.
Je vous parle pas des grandes surfaces du jardin, dont je ne citerai pas le nom (ça commence par Jardi et ça finit par land pour une des plus connues), où t'as aussi des hamsters russes et des carpes Koï en libre service...; où les fleurs et les plans de tomate font la gueule, entassés dans 3 malheureux rayons...; où tu paies tout deux 2 fois plus cher ppour 2 fois moins bien (genre 15 euros l'arrosoir de 6L, nan mais, y s'touchent, franchement!)...; et où tous les citadins se trimballent le samedi aprèm en ayant l'impression d'être à la campagne..!
Nan, je te parle du vrai horti-shop (chais pas comment qu'ça s'appelle en vrai), où les petites boutures viennent direct de la serre à côté; où y a tellement de choix que si j'avais tout pris, y m'aurait fallu 4 terrasses; et où pour 30 euros, t'as l'assurance d'avoir un joli balcon fleuri.
Donc, une fois plongée dans ce truc -et mise en contact avec la frénésie acheteuse de ma soeur, je dois bien le reconnaître-, ben ça m'a donné fichtrement envie...!
Et, pour une fois que mon côté compulsif s'est exprimé pour autre chose que des fringues:, ben chui pas déçue du tout!
Désormais, en plus de la super vue (quand y a du soleil, évidemment, sinon c'est moins bien), ben j'ai de jolies petites choses colorées qui fleurissent sur mon balcon!
C'était petitprunier le jardinier, en direct du boulot. La prochaine fois, nous parlerons d'anti-limaces...
*ou plutôt sans casser le dos des ses filles/sa femme/sa mère/ses potes/son chien
00:33 Publié dans de choses et d'autres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : terrasse, jardinière, plantation, fleurs, horticulteur, jardiland
04.06.2009
j'ai fait la boulette...
Oh pas la méga top boulette de la mort quit tue...Juste la petit boulette merdique qui va me foutre à la limite de la merde et qui surtout va occuper mes jours et mes nuits à cause de l'angoisse, de la honte et du stress qu'elle va générer...
Hier, je quittais tôt et je suis allée me balader en ville. Et je suis rentrée dans une boutique que j'aime, qui vend des jolies choses. Et j'avais envie de m'acheter quelque chose, vraiment. J'avais aussi envie de ne pas le faire, parce qu'en ce moment, l'acheteuse compulsive* que j'étais reprend du service et chaque dépense me laisse un peu plus écoeurée de moi-même que le précédent. Un peu plus dans la peur aussi, la peur de "recommencer".
"Acheteuse compulsive"...rien que l'expression est à gerber...Tout de suite, c'est moins glam' que shopping addict, mais tant mieux: malgré ce qu'on essaie de nous faire gober, l'addiction, la compulsion au shopping, c'est tout sauf glam'. j'en ai déjà parlé et je l'ai redis à la chic fille: c'est le côté moche du shopping, celui qu'on te montre jamais dans Elle.
Oh je sais quand même me limiter un peu maintenant. Disons que mes responsabilités pro ("faut que je fasse tourner le cabinet, je vais pas tout foutre en l'air pour une bête histoire de chiffons"...$$auto-persuasion$$méthode coué$$...), une grosse prise de conscience en comparant mon bénéfice net sur la feuille d'imposition et le nombre d'euros sur mon compte et des années de lutte ont su le faire pour moi.
J'achète toujours beaucoup, mais pour le plaisir, et ça change déjà énormément de choses dans ma façon de fonctionner et dans mon rapport à l'argent.
Mais hier aprèm, j'ai retrouvé cette sensation qui d'abord fait battre le coeur pour finir par te le soulever de honte et de culpabilité. J'ai retrouvé ce plaisir un peu sale de la dépense irraisonnée, juste parce qu'on se sent vide et qu'on a besoin d'exister.
Vous vous en foutez sûrement, mais j'ai besoin, là, de vous le dire. Paske j'ai entamé depuis peu un vrai travail sur ce problème; paske que je ne veux plus revivre l'horreur de l'addiction; paske le passé doit le rester et arrêter de me péter à la tronche à chaque faux pas. Et paske j'en ai marre de mes perpétuelles emmerdes de fric malgré un salaire confortable. Yen a qui vont sûrement vouloir me jeter des cailloux, qui vont prendre un air mi-condescendant, mi-méprisant, un peu moralisateur sur les bords, qui vont ne pas comprendre ("p...tain c'est quand même pas compliqué de ne pas aller dans les boutiques..." ben si...si c'était facile je n'en serais pas là...).
J'ai à nouveau du mal à lutter contre l'envie de la dépense. Contre la sensation de plénitude et de 200%vivant qu'elle me procure. Et parce que je me suis crue un instant sauvée, alors que j'avais juste la tête hors de l'eau entre deux déferlantes, ben ça m'est extrêmement douloureux. Un peu comme la chute du haut de l'empire state building, un peu comme la désillusion à la fin d'une belle histoire d'amour, beaucoup comme une grande claque dans la gueule qui vient te rappeler que ma petite, t'es ptêt pas si bien dans tes baskets de trentenaire que tu voudrais nous le faire croire...
Hier je me suis fait très plaisir puis très mal...
J'ai acheté un top Vanessa Bruno, un sautoir les Bijoux de Sophie, une robe Bel Air, des compensées Ash et un sac Abaco. J'ai dépensé du fric qui devait payer d'autres choses, plus importantes, et ça faisait longtemps que ça ne m'était pas arrivé...
Je laisse les bien-pensants faire le calcul si ils veulent, ça leur donnera une bonne raison de plus pour me juger et me lapider en place publique...
Pour les autres, ma fois, y a rien à ajouter, c'est pas pour en mettre plein la vue ou me vanter de mon pouvoir d'achat à la con, c'est juste une liste-thérapie, que j'ai consignée aussi dans un carnet spécial prise de conscience...Une façon de ne pas me voiler la face, d'arrêter de dissimuler mon côté osbcur de la force aussi...D'expier mon péché?!?
Inutile de dire que ces fringues ne seront pas en dessin, encore moins en photo (déjà que j'en fais pas avec celles achetées normalement, légalement j'ai envie de dire...)...Le côté moche, je vous dis...
Toi qui passe ici, merci d'avoir lu ce post pas drôle, qui verse un peu dans l'auto appitoiement...Merci de ne pas l'avoir pris au 1er degré "kesk'elle a à se plaindre et à se la raconter avec ses fringues qui coûtent un rein"...Merci d'avoir essayé de comprendre...
Je m'en excuse, mais je DEVAIS l'écrire....
14:01 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : achat compulsif, dépense
03.06.2009
attention, ce qui va suivre peut choquer certaines âmes sensibles...
...ou en faire vomir d'autres tellement ça dégouline de bons sentiments...! n'à foutre, je fais ce que je veux...
Comme je l'ai dit hier, j'ai passé le week-end en famille...plutôt élargie d'ailleurs la famille, puisqu'on était 45 cousins à se retrouver pour l'occas dans les vosges.
Et c'était vraiment cool...
Ambiance colo-on-se-trimballe-en-slip-ou-en-serviette-de-bain-dans-les-couloirs des plus reposantes, à l'heure où sortir en collants chair peut vous attirer les foudres d'une armée de fashionistas en colère...
Vidage de gobelets de bière à tout va, puisque tireuse en libre service (et +2 kg en plus sur le bidon, assurément...*$$$ gasp $$$*...)...
soirée disco strass paillettes boule à facettes...
Que des trucs un peu kitsch, un peu beauf, un peu dirladada, mais j'aime bien, on le sait!
Et sur tout ça, ma famille...qui peut se déchaîner pour gagner 3 stylos du conseil général ou un porte-clés elf...se transformer en ninja avec bandeau et nunchaku intégré pour un simple petit blind test....bref, qui, ce week-end, était prête à se lancer à corps perdu dans tout et n'importe pourvu qu'on se marre... (oui ma famille est aussi kischou/beauf/dirladada/toutcequilteferaplaisirespècedevilaincritiqueurjalouxdabord parfois...)
Pour certains, la famille, c'est l'enfer. Ce sont des déchirements, des histoires qui font mal et beaucoup de mauvais moments.
Pour d'autres, c'est une corvée, un mal nécessaire. Pas méchant mais pas agréable non plus.
Et pour d'autres encore, c'est juste rien, le néant. Ca n'a ni sens ni réalité.
J'avoue que ça me rend triste. Avoir des racines, c'est aussi ça qui permet de se construire et de savoir qui on est.
Attention, je dis pas que c'est impossible sinon, ni qu'il faut 30 oncles/tantes/cousins pour que ça marche (des fois, Môman suffit!) mais j'ai l'impression, et cela n'engage que moi, qu'une histoire familiale douloureuse ou absente génère toujours, à un moment ou à un autre de la vie, une souffrance ou un manque -conscient ou non- liés à la nature même de ce que l'on est.
Je ne pourrais pas vivre sans ma famille. Ca fait très neuneu-cucul-ravie de la crèche dit comme ça mais c'est vrai.
Ca vient sûrement de mon histoire et du fait que j'ai été adoptée, je le sais...J'aime le sentiment d'apartenir à une lignée, l'idée de m'inscrire dans une histoire qui va au-delà de ma personne et de sa petite vie. ca m'apaise et ça me rassure.
J'aime bien aussi le côté clan: si l'un ne va pas, l'autre prendra le relai -ou sa défense...
Oh bien sûr, comme partout, y a des tensions et des atomes crochus plus ou moins bien répartis. Comme partout, y a des non-dits, des étiquettes sur le front de chacun et des fouteurs de merde.
Mais même avec tout ça, je prends. D'ailleurs, j'en avais déjà parlé un peu, c'est assez paradoxal (et déstabilisant) mais c'est précisement ce qui m'agace le plus dans notre fonctionnement familial -le fait de faire rentrer les gens dans des cases et de ne plus JAMAIS les en sortir- qui me maintient dans une idée de réconfort et de sécurité...
Parce qu'au fond, comme ça, rien de mal ne peut arriver puisque rien ne change...
Evidemment, ma cellule familiale immédiate passe petit à petit de mes parents/ma soeur à mon couple, mais je garde malgré tout la conviction que la première version est inébranlable, qu'elle me soutiendra quoi qu'il arrive...Bref, que c'est toujours vers elle que je pourrai me tourner si ma vie va mal. Non pas que je n'ai pas confiance dans mon couple, mais ça me paraît tellement plus fragile, tellement plus semé d'embûches...D'autres penseront le contraire et je ne pourrai pas leur en vouloir!
Mais si je prends par exemple la relation que j'entretiens avec ma soeur; elle me semble indestructible...
Ma frangine connaît tout de mes vies, même et surtout tout ce que les autres ne savent pas...Nos existences sont différentes mais on se rejoint dans nos conceptions de la vie (du bonheur, du fun, un peu de sous pour être sûre de voir venir, un amoureux/un mâââri un minimum compatible, une bière belge pour moi, un p'tit rosé pour elle...)...Nos caractères sont loin d'être identiques et nos choix et avis divergent souvent mais on se soutient et on s'encourage sans se juger...
C'est ma petite soeur et pourtant...C'est elle qui veille sur moi j'ai l impression...
J'aurai beaucoup de mal à bouger de ma ville le jour où l'envie m'en prendra, parce que je n'ai pas envie de perdre ce qui fait notre lien, notre quotidien. Partir sans MisterJ me ferait mal aussi, hein...Mais pas pareil...
C'est grave docteur?
...
Et chez toi c'est comment? Plutôt Rémi sans famille ou La petite maison dans la prairie (sans les bonnets de nuit)?
14:34 Publié dans vis ma vie (de petitprunier) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : famille