15.09.2009

du plus bel âge (et des fringues qui vont avec)

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Ah ben ça faisait un peu longtemps que j'avais pas posté de p'tit dessin...çui là date un peu, c'est quand je me suis mis en tête de passer en revue les différents styles (si l'on peut dire, hum...) qui avaient déjà traversé ma penderie.


Alors là, ben, que dire...?

J'ai quoi...20, 22 ans; je suis à la fac et franchement, c'est l'horreur. Je vais jamais en cours, j'arrive pas à bosser. Avec le recul, je peux sans grand risque d'erreur dire que je suis en pleine dépression: je dors dès que je peux, je pleure le reste du temps, j'ai l'impression que ma vie est d'un ennui phénoménal; rien ne me sort de l'espèce de rêve éveillé dans lequel j'évolue.
Je me suis séparée de mon mec (beauuuuucoup plus âgé, assez friqué, mon seul univers jusque là) dans des circonstances pour le moins difficiles et j'entre dans une sale période de ma vie.


C'est à ce moment-là que débute mon besoin de dépenses, ma rage d'achats et les emmerdes qui vont avec (elles commencent tout juste, c'est encore gérable).




J'ai un énorme besoin d'exister et ça va passer par deux choses.


La compulsion donc, qui me me remplit, m'apaise et me fait me sentir toute-puissante aussi. Un peu comme une revanche sur ce qui m'est arrivé de moche avant.


Et puis une existence standardisée, conforme à l'idée que je me fais de ce que devrait être ma vie, et ce jusque dans ses excès (nombreux au demeurant, malgré l'envie d'être dans le rang).

J'ai envie de me couler dans un moule, j'ai besoin d'être socialement dans la norme pour me prouver que tout va bien (Hum, c'est assez récurrent cette histoire de norme chez moi, que ce soit pour s'y conformer ou pour vomir dessus!). Je joue au petit couple modèle, je trouve un job à mi-temps à La City (depuis, rien que le nom me donne des boutons) pour financer mes dérapages et mes vélléïtés d'indépendance et de frigo de grand.
Evidemment, j'ai du mal à m'y retrouver, je ne sais pas trop bien où j'en suis ni qui je suis. La seule chose dont je suis sûre, c'est que je gâche le lien qui m'unit aux gens que j'aime et qui m'aiment, et que du coup, je me forge une image de moi-même déplorable.



Le seul truc un peu cohérent avec l'histoire, c'est mon look. Quelque chose entre la secrétaire pouffe, la djeun's Morgan & co et la jeune fille à fond dans la vie active, genre executive woman mais en plus jeune.


Ah j'oublie la coupe, trèèèès mal dessinée, j'avoue, chui nulle en cheveux...! J'ai les cheveux courts et ébouriffés derrière et longs et plaqués devant, THE coupe du moment. Et bien évidemment, j'ai des mèches, sauf qu'elles sont rouges au lieu d'être miel ou cuivrées.

C'est finalement le seul truc heureux que je garde en mémoire de mon apparence. Le rouge me va bien et a le mérite de me rendre voyante, justement. Paske sinon, niveau silhouette, j'ai un peu pris 15kg (ok, je partais de 43 mais quand même, je me sens comme une baleine échouée. Et encore, à elle, on lui porte secours... Ambiance..).


A part les tifs donc, le résultat est fadasse, vu partout dans la rue et me fais prendre 10 ans. Et le pire, c'est tout ce que je dépense pour paraître si vieille et si éteinte... Et oui, à l'époque, je visais plus la quantité...



Voilà... je vous laisse, je vais me prendre un tranxène pour me remettre de tout ce déballage :-)





je me relis là, et je me demande si je vous ai pas déjà bassiné avec tout ça. Faut me le dire hein! Comme je lis rarement mon blog, je me souviens pas toujours de ce que je vous ai dit de ma siouper laïfe trop intéressante de la mort qui tue...

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