23.05.2009
de mon orientation bloguesque*...
...et de ce que ça cache...!
Aujourd'hui, j'ai passé l'aprèm avec Marie**, la chic fille, à discuter et à boire du thé. Elle m'a demandé si j'avais un blog et si c'était un blog de mode.
Et j'ai dit non. Je dois me rendre à l'évidence: je NE SAIS PAS, et ne saurai sans doute jamais, tenir un blog mode.
Oh, j'ai bien eu envie, pour tout dire, faire un truc joli, avec des photos, des sioupers zabits de la mort qui tue, des petites légendes qui auraient été à la fois pertinentes, de bon goût et percutentes d'à propos...
Mais nan, Je ne suis pas assez pointue pour ça. Et pis, j'ai du mal à écrire sur la mode, les fringues et tout. Oh, j'arrive très bien à vivre tout ça, hein! Mais justement, pour moi, c'est quelque chose qui est trop dans l'action et dans l'immédiateté pour que j'aie un recul suffisant, qui me permette de fixer tout ça dans le passage à l'écrit.
J'aime la sape, j'aime acheter de la sape, j'aime y passer du temps et y prêter de l'attention. Mais je n'aime pas -et soyons réalistes: je n'arrive pas- à théoriser, mentaliser. Ca reste du domaine du palpable, de l'émotion, du réel. Mes tenues ne passent pas le cap de la description détaillée, encore moins de l'analyse fashion et du décorticage tendance-esque, c'est trop déconnecté de qu'elles m'apportent, à savoir une image de moi, à un instant t.
J'ai commencé ce blog paske j'avais besoin et envie d'un truc nouveau, qui me procure des sensations et des émotions nouvelles-dans le coeur, dans le ventre et/ou dans le cerveau, chui pas très regardante, je prends tout. Un truc qui me fasse avancer,découvrir -ou redécouvrir- et envisager les choses d'une autre façon.
J'ai continué, souvent à la va comme j'te pousse, pask'écrire ici, c'est addictif. Mais je ne m'y trompe pas: je ne cherche pas le succès, la reconnaissance ou l'argent. Je n'ai pas le talent de certaines, l'inspiration d'autres et le lectorat de toutes.
Et, ça va peut-être paraître bizarre, y en a qui me croiront pas, mais je ne cherche pas non plus à être lue, même si je m'adresse à un public hypothétique. Je veux dire, si y a des gens qui trouvent dans mes posts des p'tites choses qui leur plaisent ou qui leur parlent, tant mieux. Mais très égoïstement, je rédige ce blog pour moi, comme quand, à 14 ans, je couchais sur papier quadrillé des poèmes d'ado au phrasé ampoulé et de la prose désespérée et un peu pathétique.
En avoir parlé avec quelqu'un qui génère un nombre de visites suffisamment important pour m'impressionner*** m' a confortée dans mon sentiment qu'un blog, ça se fait d'abord pour soi, même si ça s'adresse aux autres, et ça peut ne se faire que pour ça si on veut. J'ai du mal à comprendre cette envie qu'ont certains nouveaux venus de percer à tout prix, de grimper vite et bien dans le classement des bloggueurs influents.
Une autre idée du quart d'heure de gloire, sûrement...
*c'est honteux, je ne sais toujours pas comment on écrit VRAIMENT blogueur, bloggeuse, blogesque, etc etc
**je raconte plus tard, demain ou un autre jour, là, c'est trop frais :-)
***le nombre de visites, pas la personne...encore que...cf le post précédent... ;-)
22:05 Publié dans de choses et d'autres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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