24.02.2009
blog en jachère...
Comme le moral, la motivation, la santé...
Bon ce n'est pas non plus la cata intégrale mais j'y arrive plus... Je me disais bien qu'un jour, je serais punie de la prétention que j'ai eue de me me croire capable de tenir un blog... !
J'arrive déjà pas à tenir un intérieur digne d'une trentenaire qui se respecte (c'est-à-dire où on trouverait une étagère sans poussière ou une table sans miettes, ou encore un paquet de daims sans papiers vides au fond...)
En plus, en défaisant mes cartons, j'ai retrouvé une carte écrite par mon père, alors que j'étais en colo, il y a quoi... plus de 20 ans je pense. Je n'ai pas réussi à me retenir: l'émotion est venue trop vite, je ne m'y attendais pas. J'ai fondu en larmes, toute seule dans mon bel appartement qui sent encore la peinture.
Après coup, je trouve cette réaction très représentative de mon état d'esprit du moment: un peu exaltée, plutôt à fleur de peau, très fatiguée...!
Et vous, ça get's ou quoi?
A très vite, si vous ne m'avez pas abandonnée d'ici là ;-)
15:10 Publié dans vis ma vie (de petitprunier) | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
11.02.2009
le roy est mort, vive le roy
J'ai lu dans un de mes blogs favoris -je ne sais plus lequel, mea culpa mea maxima culpa- que Jérôme Dreyfuss était en passe d'être remplacé dans le coeur, les posts et les penderies des blogo-modeuses par une autre marque qui monte, à savoir Velvetine.
Et du reste, pas besoin de le voir écrit noir sur blanc dans un billet pour s'en rendre compte: le buzz qui se crée doucement autour de cette nouvelle créatrice prend de l'ampleur de jour en jour.
D'un coup, presque du jour au lendemain, notre ami Jérôme est trop vu, trop street fashion, trop plus assez pointu ni over the trenditude ni before the tendance. Le voilà balayé, chassé, relégué au rang des stars déchues.
On invoque pêle-mêle une créativité en berne, une qualité décevante par rapport aux débuts ou une lassitude du Billy, de plus en plus croisé dans la rue.
La vérité, je suis quand même toujours étonnée de la façon dont la blogomode encense tel ou tel créateur un jour pour le mettre au ban du vèbe le lendemain. Ca a quelque chose de kleenexable et d'assez désagréable finalement.
Paske bon, ok, Jérôme, c'est ptêt pu ce que c'était mais quand même, je flirterais bien avec Didier quelques temps moi! Surtout avec la version daim kaki/noisette: une pure merveille!
Ceci dit, les modèles de Velvetine sont très réussis, il faut l'admettre. Si mon vide-dressing* tient ses promesses, j'investirais bien (oui, les sacs Velvetine sont aussi un investissement, vu leur prix)
Mmmmmhhh, ce cuir ultra souple, ces formes besace, un peu lâches, un
peu baba, mais si joliment structurées, ces détails soignés, cette bijouterie discrète mais luxe quand même...
Bref, des sacs à vivre quoi! Faciles à embarquer dans notre quotidien survolté, jolis à regarder, pratiques à
utiliser... A la fois roots et classe, j'ai envie de dire...
(excuse les photos collées à la chie d'dans, tu sais bien que j'ai un peu de mal avec la technologie, même de base, voire de base de la base)
Hummm, ça vous rappelle pas kèkchôôôz?
Moi je dis ça, je dis rien...
NB: je ne veux pas dire ici que Velvetine plagie Dreyfuss, bien sûr, juste qu'on remarque quelques similitudes dans l'inspiration et l'esprit de certains modèles. Attends, c'est pas interdit, hein! Et aussi faire remarquer que sur le net, entre mendiant et roi, il n'y a qu'un tout petit pas...!
*d'ailleurs, si t'es lorraine, nancéienne même, et que par le plus grand des hasards tu lis ce petit poucet qu'est ce blog parmi tous les ogres de la toile, ben si ça te tente, t'es la bienvenue (dans ce cas, un petit mail à petitmoumoudesiles@yahoo.fr). Bon c'est pas du vide dressing de la capitale, t'attends pas non plus à du Balmain en soldes, ni même à du Vanessa Bruno ou de l'Isabelle... Mais y a moy de trouver des ptits trucs :-) Pis c'est toujours cool de rencontrer des nouvelles têtes (de mode...ahaha je suis tordante), chais pas, moi j'aime bien!
15:23 Publié dans la mode, la mode, la mode | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jérôme dreyfuss, didier, billy, velvetine, sac, roots, luxe
10.02.2009
de la douleur de l'absence
Comme vous l'avez sans doute noté, je ne suis plus trop présente ici: beaucoup de choses en route dans la vie en chair et en os... et une espèce de tristesse sous-jacente quasi permanente depuis quelques temps...
C'est que, dans tous ces beaux projets qui prennent forme, il me manque quelqu'un...
Je m'étais dit que je ne confierais pas trop sur ce blog, tout au plus avais-je l'intention de me dévoiler un peu, lever un petit coin par-ci parlà sur mon existence. Mais là, j'ai besoin de parler et de dire le vide qui m'habite.
Et parfois, s'ouvrir de ce genre de choses à des inconnus (ou presque :-) ) est beaucoup, beaucoup plus simple, et plus confortable aussi, que le faire avec des personnes très proches. Peut-être à cause de la pudeur, de l'envie de laisser la vie continuer, ou encore de la crainte de raviver une douleur si récente, et l'angoisse de les voir s'effondrer à l'évocation de celui qui est parti.
Je n'ai pas le souvenir d'avoir été une petite princesse à son papa, non. Plutôt une fifille à sa maman...!
Et pourtant... Les récits familiaux racontent plutôt le contraire: petite, j'idolâtrais mon père, je voulais faire tout comme lui. Evidemment, il y avait sûrement cette histoire d'Electre, comme chez toutes les petites filles mais je me plais à croire que pas que.
Mon papa m'emmenait avec lui dans ses endroits secrets (La Parenthèse: LA librairie de BD de Nancy - et oui, déjà la Lorraine!- que je fréquente toujours assidûment aujourd'hui), il m'achetait des vraies robes de fée (et les mêmes à ma soeur: nous devions, j'en ai pris conscience bien plus tard, faire sa fierté ainsi vêtues) et aussi des Levi's taille 6 ans, avec la veste assortie (à l'époque: une révolution pour une petite fille!). Il me faisait des casse-croûtes au saucisson et me laissait l'accompagner au bistrot les samedis avant de m'emmener au cours de dessin. J'avais droit à un diabolo grenadine, une coupelle de cacahuètes et les sourires à la fois niais, bienveillants et admiratifs de ses copains de bar. Il me démêlait les cheveux après le bain, paske ma mère ne savait pas, ça tirait tout le temps avec elle (les démêlants et autres après-shampoing ne se sont démocratisés que bien plus tard. Ben oui, chui une vieille!).
Mais à l'adolescence, nous avons commencé à nous éloigner. Pas tellement de mon fait, du moins je n'en ai pas l'impression. Non, il a juste cesser de faire avec moi ce qu'il faisait avant. Peut-être embarrassé par tant de changements, peut-être pensant que cela ne m'intéressait plus, je ne sais pas. Ma mère a pris une autre place dans ma vie et j'ai de moins en moins parlé à mon père. Maman faisait le médiateur en quelque sorte.
Dans le même temps, très jeune, j'ai rencontré un homme de presque 30 ans. Notre relation a signé la fin de celle entre mon père et moi.
Je me suis mise à mentir à mes parents, à les zapper, à les exclure de ma vie. Moi qui avais toujours été leur petite bavarde curieuse de tout, je me suis transformée en un mur de silence, contre lequel toute tentative de communication est venue se briser. Le pire, c'est que je croyais que leur mentir les préservait, je ne voulais pas qu'ils souffrent... Ca été très réussi, évidemment...
Les années qui ont suivies n'ont guère été plus brillantes, à la limite de la rupture familiale, et surtout "paternelle". Bref, je vous passe les détails.
Malgré tout ça, son amour n'a jamais failli, je le sais. Il continuait à croire dur comme fer que viendraient des temps meilleurs et que je saurais rebondir.
Et puis j'ai repris mes études il y a un peu plus de 6 ans, et tout s'est progressivement apaisé. Je voulais retrouver mes parents, surtout mon père. Je voulais essayer de rétablir une complicité perdue.
Avec ma mère, tout a été facile; avec lui, nous avons longtemps marché sur des oeufs. Je me suis intéressée à tout ce qui faisait sa vie, même si c'était à 10 000 lieues de ce qu'était la mienne. J'ai trouvé des sujets de conversation plus neutres: comme c'était quelqu'un de très cultivé, il y avait vraiment matière à échange.
Petit à petit, j'ai retrouvé la douceur de notre relation du passé. La confiance est revenue, avec tout de même encore de l'opposition et des germes de conflits. Mais nous avions recréer un lien, notre lien. J'avais à nouveau plaisir à lui parler de mes projets d'avenir et à le voir les week-ends. Bien sûr, nous étions souvent en opposition, deux têtes de cochon ne pouvant pas tomber systématiquement d'accord! Mais ça nous allait.
Il y a bientôt quatre ans, il est tombé malade, et il y aura bientôt 2 ans, il est mort. Brutalement: on ne s'y attendait pas, malgré la maladie. J'ai appris plus tard qu'il sentait qu'il n'irait pas loin. Et au fond de moi, malgré les jours passés à rassurer les autres, je le savais aussi. Je savais également qu'il partirait en paix, heureux que ma soeur et moi ayons fait notre chemin dans la vie.
Aujourd'hui, alors que se profilent plusieurs changements dans ma vie, j'aimerais qu'il soit là. Oh je pense que je n'aurais pas suivi ses conseils à la lettre, évidemment.
Mais pouvoir m'appuyer sur son avis pour prendre mes décisions, profiter de ses réflexions et de son recul sur les choses, ou simplement avoir le loisir de dire noir parce qu'il a dit blanc me manque énormément. Parfois, on a besoin d'un point de vue différent pour savoir que le sien est le meilleur à prendre en compte pour la suite.
Le regret et la culpabilité de n'avoir pas tout fait pour que nos moments soient vraiment beaux sont des sentiments difficiles à surmonter. L'impression de n'avoir pas su profiter de son amour et d'en être à jamais privée aussi.
Chaque jour qui passe, je lui ressemble un peu plus. J'y vois une façon inconsciente de le maintenir à mes côtés. Le signe aussi que, même sans liens de sang, je suis bien la digne fille de mon père.
voilà pour la page mélo... demain si vous voulez bien, on parlera de choses plus légères...de sacs par exemple
12:35 Publié dans vis ma vie (de petitprunier) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.02.2009
coucoukicékevoilou?
(ok encore un titre pourri de chez pourri)
Bipbipbipbipbiiiiiip.... (ok je fais très mal le bruit de la sonnette d'interphone...)
Kicè?
C'est moiiiii!
Ben oui, après des jours d'absence post trauma microbien, chui de retour, et avec de la niouze, s'il vous plaît!
La première -et ça pour une première...ceux que je connais comprendront...- c'est que je déménage.
Nan, pas de cette plate-forme, j'ai ni assez de sous, ni assez de lecteurs, ni même assez motivation pour ça! Nan, je change d'appart... Je quitte mon quartier chéri que j'aime d'amour pour aller m'exiler en terre certes inconnue mais surtout misterj-isante.
Et oui: j'en avais un peu marre de pas rentrer chez moi tous les soirs et de trimballer mon p'tit panier avec mes fringues du lendemain.
Marre aussi de devoir ressortir la voiture (pas la mienne évidemment, paske maintenant, tu sais que j'ai PAS le permis!) si j'avais oublié mes lunettes/ma pilule/des boots assorties à la robe kookaï.
Bref: marre de l'éloignement.
Oh bien sûr, the solution aurait été d'habiter ensemble...Nan, la bonne blague...on n'y avait pas pensé tiens!
Ben ouais, mais ce que tu sais pas, c'est que MisterJ finit ses études... Et touche des alloc... Et si appart commun = moins de dépenses, moins d'impôts (pour moi*), moins de trajets, plus de couplitude**, ça veut aussi dire zéro fric pour lui...
Donc de ce côté: de salut, point, à moins de verser moi-même un salaire à MisterJ sur mes propres revenus, ce qui ne lui a pas plu. Tu notes que mon mec n'est pas intéressé, ah ah.
J'ai donc opté pour la version appart séparés dans la même résidence. Et ben crois-moi ou pas, j'ai failli pas trouver... Je sais on s'en fout, mais t'imagines pas à quel point ça a été un facteur de stress ces dernières semaines....
Ben oui, paske je VOULAIS déménager, mais PAS sacrifier mon quartier (que j'aime d'amour, je l'ai déjà dit?) si c'était pas pour habiter JUSTE EN FACE de chez MisterJ, genre je traverse le parc de la résidence en chaussons et j'y suis. Je voulais même pas les 4 rues du pâté de maison, c'est dire si j'étais chiante déterminée...
Mais depuis vendredi, CA Y EST: j'ai trouvé mon petit nid douillet, au 12ème étage (moi qui n'ai vécu que dans de l'ancien , maxi au second, ça va me faire drôle!), avec une terrasse qui longe tout l'appart et une vue magnifiquement dégagée sur ma ville.
Chui contente, pour pas dire extatique...!
La deuxième (niouze, si tu veux bien suivre un peu, s'teupl'), c'est que je me suis enfin lancé dans l'organisation d'un vide-dressing.
Voui, j'en ai un peu marre d'ibeille, de ses frais, de toute la préparation préalable à la vente et surtout, des boulets qui posent des questions de boulets.
Au pogramme du vide armoires donc: troc, débarassage de placard, achat et bonnes affaires, thé, petits gâteaux et piapia en tous genres... Un bon moment entre filles en perspective.
Je vous ferai un p'tit compte-rendu post événement :-)
Et last but not least, la dernière: j'ouvre un blog pour vendre mes petites breloques et babioles. Je serai aussi sur les forums de mariage je pense.
Tout ça en étant encore au stade embryonnaire, je m'étale pas plus. Le lien vers blog bijoutesque viendra quand ce sera un peu plus abouti!
Voilou!
et vous, quoi de neuf ces 10 derniers jours? C'est bientôt le ski?
*ouais je suis exangue... Trésor pubic m'a tuer....aaaaarrrggghh
**j'invente des mots si je veux. Y en a d'autres qui l'ont fait avant moi, hein!
14:58 Publié dans vis ma vie (de petitprunier) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : déménagement, nancy, vieille ville, cartons, vide dressing, fringues, troc

