14.01.2009
vive le printemps
Nan, j'ai pas perdu la boule, le cerveau gelé par le froid polaire de ces dernières semaines; je parle du Printemps, avec un P majuscule... Ouais, paske maintenant, le Printemps -de Nancy donc- joue dans la cour des (presque) grands.
Y a quelques mois, le Printemps a entrepris de gros travaux intérieurs, du genre qui ne laissent qu'un tiers de la surface habituelle aux stands, qui étalent de la bâche plastique et du gros scotch partout, qui sentent le nouveau carrelage et la peinture fraîche... Bref, du genre hyper évervant quand t'as juste envie de flâner et de voir par-ci par-là si y aurait pas kekchose de po(r)table.
Conséquence: je n'y avais pas remis les pieds depuis plusieurs semaines, quand, avant les avant-dernières vacances (donc pas celles de Nouel, pour ceux qu'écoutent rien), mûe par un désir de dépenses autant que de petits trucs légers pour affronter la météo super clémente de la Réunion, j'ai poussé les portes vitrées* du nouvellement liflté.
Et ben, je dois dire que je suis restée scotchée: le Printemps nouveau était -enfin- arrivé! ... Ouais... devant mon enthousiasme débordant, je vous sens un peu septiques... Et pourtant...
Le Printemps de Nancy avant transformation avait tout du grand magasin basique, un peu vieillot, rappelant vaguement un certain Bonheur des Dames.
Y avait de la vendeuse un peu bavarde et un peu nunuche, de la cliente faussement chicos en total look pouffe, de la lycéenne en goguette accro à son maybelline et du nerd en quête de ses fidèles Achile (ou Arthur, ma fois, soyons open).
Et surtout, dans les rayons, de la marque classe tombée en disgrâce et/ou en ringardise, du logo strass et paillettes mais plutôt cheap que que chic, de la griffe basique et ménagèredemoinsdecinquanteannesque, du moyenne gamme sporty-healthy propret, etc, etc...
En clair: du simple, du pratique, du province. Avant de sortir les tomates ou les ricanements condescendants, je tiens à préciser que je l'aime d'amour ma province; nan, ce que je veux dire, c'est qu'objectivement, on n'y trouve pas les mêmes sapes qu'à Paris.
Et ben, je vous le donne en mille: notre bon vieux grand mag' nous offre quelques échantillons de pur bonheur modesque. J'ai retrouvé Maje et Sandro, les jumeaux qui ont la cote; American vintage, notre oncle d'Amérique; Zadig et Voltaire, les plus doux des philosophes; Laura Mercier, la fée gourmande dont je vous ai déjà rebattu les oreilles; et Gérard et Jérôme, nos deux chouchous de la besace.
Bref, que du beau monde!
Si on ajoute à ça un éclairage et un habillage tout neufs, on comprend facilement que j'ai nettement dépassé le budget un-short-pour-la-plage-et-basta...
Evidemment, j'y suis retournée moult fois depuis, et je me suis un peu lâchée. Attends, c'étaient les ventes privées en pré-soldes... pis merde, on veut relancer l'économie ou bien?
11:41 Publié dans la mode, la mode, la mode | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : printemps, boutique, laura mercier, jerome dreyfuss, gerard darel, zadig et voltaire
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