30.09.2008
de la difficulté de se sentir sexy...
...quand on est un bourrelet géant... Franchement, je me sens aussi glamour qu'un bloc de saindoux (et encore: en pire, j'ai envie de dire...).
Depuis la rentrée, j'engraisse à vue d'oeil! Pourtant, j'ai repris le sport, mais rien n'y fait... Même mes p'tites crèmes chéries ont déclaré forfait devant tant de gras. En fait, je crois que je mange trop... dur et amer constat! Moi qui adore ça...
Mais bon, c'est pôôô si grave si j'ai grossi paske :
j'ai pas besoin de m'acheter des treggings: mes slims font très bien l'affaire tellement y m'collent
je crois que pour une fois, j'ai même grossi des seins (et des bourrelets qui vont en dessous aussi, mais chut!)
les gens me laissent leur place dans le bus en pensant que je suis enceinte
y fait 5 degrés le matin, mais toute capitonnée que je suis, j'ai moins froid
c'est bientôt la saison des tartiflettes, raclettes et autres fondues et franchement, au point où j'en suis, je vais pouvoir me la donner grave :-)
la mode d'hiver est très clémente: les flare, les robes et les collants en laine confortables sont mes nouveaux meilleurs amis. pis j'ai une bonne excuse pour me rhabiller (en ai-je vraiment besoin, remarque?), yarkyark!
je serai vraiment super contente et fière de moi quand, cardio, muscu et piscine aidant, j'aurai reperdu mes kilos et mes bouées (hé oui, j'en ai plus d'une, malheureusement!)
Sur ce, je vais goûter, c'est l'heure (nan, j'rigole: peux pas, je bosse)
10:52 Publié dans de choses et d'autres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : grossir, bourrelets
29.09.2008
trop de festins tue le festin...
aujourd'hui (enfin, hier: chuis désolée, chuis en retard...), c 'est dimanche
et j'ai envie....
.....d'un grrrrrand verre d'eau avec un comprimé de citrate de bétaïne dedans...
Ben oui, j'ai la digestion difficile depuis le début du week-end! C'est pas glam, mais ça s'explique : hier, je suis allée au resto avec MisterJ (flemme de faire à manger...), samedi c'était repas familial pour mes (re-re-re) 30 ans et vendredi soir, une petite soirée sympathique pour l'anniv d'un ami (aussi un nouveau trentenaire).
bicarbonate mon ami...
sur ce, bon début de semaine et à tout vite (ouais paske l'urssaf me demande moitié moins de sous que prévu. du coup j'épargne, ça a été la fête du shopping la semaine dernière... faut que j'vous en parle!)
PS: j'ai un appareil numérique, ça y eeeeest! yessss! merci merci merci (ceusses à qui c'est destiné se reconnaîtront)
PPS: les filles je prends mon billet cette semaine (les ceusses là aussi. ouais excusez moi, je vais du private aujourd'hui)
15:21 Publié dans les envies du dimanche | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : repas, famille, digestion, bicarbonate
25.09.2008
de l'incompréhension de l'homme face aux subtilités de la mode
Comme promis, quelques extraits des réflexions de MisterJ sur la mode la mode la mode... quelques unes mériteraient d'être calligraphiées et encadrées...
Du coup, on voit bien pourquoi je m'attendais pas du tout au siouper cadeau, et à quel point ça a du être dur pour lui :-)
« quoi ?! pourquoi ça va pas les chaussettes de tennis blanches avec le jean ? c’est pratique, c’es solide et ça se lave bien » (stade de la relation : +10 jours)
« faut que je me rachète des pompes, celles-ci sont foutues. Franchement, elles ont même pas fait 2 ans… c’est vraiment de la merde maintenant chez Chaussea » (+1 an et demi)
« comment tu veux que j’étende correctement tes sapes ?! y a du tissu et des fils qui pendent partout, dans tous les sens ! tu peux pas mettre des trucs normaux de temps en temps » (+3 ans)
« mais à la base, ça sert à quoi d’avoir plein de chaussures si t’as que 2 pieds ? » (+4 ans)
« combien ? 450 euros ? t’as revendu un bête sac à mains 450 euros sur ebay ?! » (y a 2 semaines… note qu’il est mal placé : vous saviez vous qu’une bonne double pédale pour une batterie, ça coûtait 500 euros ? attends c’est le prix d’un dreyfuss, c’est fou !)
"tiens t'es déguisée en panda? tu vas à un goûter d'anniversaire?" alors quej'ai juste l'oeil smoky-sexy comme il faut...(récurrent: marche aussi pour clown/eye liner bleu électrique, gothique dépressive/ombre à paupière gris fumé...)
Hummm…..après réflexion, notre couple est un mystère…
15:09 Publié dans la mode, la mode, la mode | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mode, homme, sac, chaussures
24.09.2008
j'en ai marre...
Vous avez deviné: c'est plutôt "humeur du jour" que "bonheur du jour"...
Ce matin, je suis énervée. Et en colère. Et triste aussi. La raison: hier, pour la 4ème ou 5ème fois ce mois-ci, j'ai dû essuyer une bordée d'insultes/injures en tous genres à ma descente du train. Et là, ça commence sérieusement à me gonfler.
C'est toujours le même scénario de départ, que ce soit dans la rue, dans le bus, dans une file d'attente ou à la gare: un groupe de jeunes (je dis pas ça rapport que je suis vieille, mais qu'eux sont vraiment jeunes, genre 10-16 ans, allez 18 paske chuis sympa) dont les alphaboyz (ou alphagirl: la connerie n'est pas sexiste...) -ou mââââles dominants- ont envie de se la péter/d'en mettre plein la vue à leurs potes ou leurs cop's/juste de se divertir deux minutes en faisant chier un malheureux passant. Et le malheureux passant en question, en l'occurence moi, vous, votre voisin de métro, bref n importe qui qui se trouve là.
la suite peut varier: on me demande quelque chose que je n'ai pas, ou que je veux pas donner (1 euro paske j'ai pas de sous pour mes clopes le train mad'moâselle). Ou alors juste je marche et ça doit déranger, parce que des fois, je ne fais rien qui puisse froisser la susceptibilité des gens, mais nan, ça suffit pas. Faudrait sans doute que je rase les trottoir en regardant mes pieds, et encore... Ah oui, je précise que, quand ça m'arrive, je ne suis pas en mini ras le mariage et/ou décolleté Britney. Nan, chuis en jeans, voire en jogging (hier par exemple, j'allais à un cours de step...). Moi j'dis ça , j'dis rien, mais au cas où y aurait des macho men parmi vous: non je ne cherche rien ni personne.
Par contre la chute est toujours la même:
Comme je suis une fille, les insultes sont toujours sexistes. Attention, c'est pas toujours que des gros mots hein! naaaaan, ça c'est pour les faibles... tout est dans la formulation et le ton méprisant.
Et comme je suis asiatique (une minorité qui, pourtant, n'a jamais eu trop à souffrir du racisme, j'ai de la chance : pour nous, c'est plutôt discrimination positive ;-) ), les injures sont de plus en plus souvent racistes. Et là encore, ce ne sont pas forcément les termes employés qui blessent, c'est plutôt dans la façon de les cracher.
Ben oui, "hé la chinoise" à la base, c'est pas forcément insultant. Mais je vous laisse transposer, et remplacer "chinoise" par "arabe" ou "noire"... déjà, on comprend mieux à quel point ça peut être diffamatoire et blessant. Alors quand en plus tu rajoutes "sale" devant et un ton qui te fait bien comprendre que si on pouvait, on te ferai bien passer l'envie d'être ce que tu es, ben ça devient carrément insupportable...(surtout qu'en général, y a aussi un après, toujours très poétique, du style "montre ton c.." ou le classique "c'est vrai que t'as une ch... plus étroite? (nan c'est juste pour que les c...rds aient l impression d'avoir une plus grosse b... désolée, la vulgarité c'est contagieux!)")*
Et parce que j'estime que je dis encore ce que je veux, souvent, je riposte. Evidemment, je cherche toujours la réplique la moins brutale, et la plus drôle, quand c'est possible. Mais même comme ça, apparemment, c'est encore trop: je ne devrais pas, y va m'arriver un truc un jour, je ne me rends pas compte... En clair, j'ai juste le droit d'encaisser et le me la fermer!
C'est vrai, quelquefois, le mépris est la meilleure des armes. Mais je ne veux pas céder à la pression de la peur, ce n'est pas à moi de me sentir mal. Et me laisser injurier en silence me plonge dans un malaise et un mal-être difficiles à gérer, comme si la violence des paroles m'imprégnait encore plus.
Je n'arrive pas à comprendre pourquoi ça me touche tellement: il y a encore quelques années, je m'en foutais complètement, à peine si je captais que c'était moi qu'on visait. Alors qu'aujourd'hui, je me laisse déborder par mes sentiments. j'oscille entre le dégoût, la pitié et l'incompréhension.
Parfois, j'ai vraiment l'impression de m'être trompée de planète...
en tout cas, je crois bien que je vais devoir -de gré ou de force, semble-t-il hahaha- m'habituer à ce nouveau mode de non communication...
NB : attention, je ne prétends aucunement analyser ici les raisons qui poussent les agresseurs à agir de la sorte. Loin de moi l'idée de juger, ou même d'expliquer qui e quoi que ce soit dans ce post. je veux juste faire part d'un instant qui m'a touchée, et marquée, au même titre que l'achat d'un nouveau sac, ci ce n'est que c'est moins drôle ;-). Je suis évidemment consciente qu'on n'a pas tous a chance de grandir et de vivre dans des conditions idéales et que le manque d'amour, d'argent, de place, d'écoute... peut engendrer des choses qui me dépassent.
PS: chuis un peu en panne de p'tits dessins, rentrée et emploi du temps chahuté oblige... mais ça revient bientôt, promis!
08:43 Publié dans bonheur/humeur du jour: ça va se savoir! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.09.2008
quelques grammes de poésie...
Dimanche matin, quand j'ai ouvert les yeux, y avait du soleil qui filtrait à travers les rideaux, rideaux qui, une fois ouverts, n'ont fait que confirmer ce dont je me doutais: il faisait beau
Certes, comme on est à Nancy, il faisait aussi froid, un bon froid sec et lumineux comme je les aime.
Je me suis donc levée, j'ai enfilé un pull, un vieux jean... bref, je me suis habillée à la "chie d'dans"* et je suis sortie acheter des croissants (pour MisterJ) et du pain frais (pour moi).
Et ben croyez-moi ou pas, cette mini balade a été un des instants de pur bonheur de mon week-end.
La douceur des rayons de soleil, les bonnes odeurs du marché, la façade flambant neuve du musée lorrain...
les gens endimanchés qui sortent de la messe, et les autres (dont je fais partie), presque en chaussons à la boulangerie, parce que c'est LEUR quartier, les touristes qui cherchent la place stan, le primeur qui me salue depuis le pas de sa boutique**...
le fait enfin que ce soit dimanche et qu'on soit encore dans la tranquilité du week-end***...
Tout ça m'a fait oublier que mon appart est tout petit, tout vieux, tout bancal, et que je le paie le prix d'un 50 ou 60 m² ailleurs. L'espace de quelques heures, il est devenu le repère pittoresque d'un couple d'amants maudits, l'atelier d'artiste d'un peintre au talent méconnu, la chambre de bonne d'une petite lavandière qui rêve de la grande ville...
bref, cette ambiance si particulière, que je ne suis capable de ressentir qu'en des instants précis, quand il fait beau mais que le bout de mon nez est tout rouge (de froid, pas d'alcool, bande de vilains!), a mis un peu de poésie dans mon dimanche
Et ça m'a fait me rendre à l'évidence (mais je le savais déjà): j'adore vivre en vieille ville! Et plus globalement, j'aime vivre à Nancy, dans ma petite ville de province, avec ses habitants un peu beaufs, ses boutiques un peu ringardes**** des fois, mais aussi sa qualité de vie vraiment appréciable, ses quartiers encore préservés que je connais comme ma poche, et ses bonnes adresses qui ne seront jamais THE place to be, et c'est tant mieux!
ben oui, on se refait pas!
*comment ça tu sais pas ce que ça veut dire?! ben c'est pareil que "portnawak", ou "à l'arrache"... d'aucuns diraient "fagotée comme l'as de pique"...
**ouais j'ai des habitudes de bourge, je vais chez les commerçants de proximité, et alors?c'est pas forcément plus cher et c'est bon!
***nan, ça c'est le soir, à partir de 19h, quand on commence à se demander ce qu'on va mettre demain/où sont passées les clefs de ce foutu cabinet/keske j'avais dit que je f'rais déjà ce weekend?...
**** bon ok, je me plains pas, y en a aussi des qui vendent mes sacs péférés, des qui sont multinaonales (suédoise et espagnole, entr autres) et des qui ont toujours des trucs tendance/sympa/jolis...
11:51 Publié dans bonheur/humeur du jour: ça va se savoir! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nancy, soleil, lorraine, vieille ville
21.09.2008
cadeau..yeaaahhhh!!!!
aujourd'hui, c'est dimanche et j'ai envie....
....de me la raconter un peu!
....et de faire partager ma jooooââââ d'avoir reçu le cadeau d'anniv de la part de MisterJ en retard :-)
et ben franchement, je suis une fille super gâtée…!
Voici donc mon nouveau trésor, celui qui inaugure la décennie à venir…
….. et connaissant l'homme et son rapport à tout ce qui touche de près ou de loin la mode et ses complications*, je me dis juste : wwaaahhhhouuuu…. Si c’est pas d’l’amûûûûr !
bon allez, j’arrête mon délire nunuche romantique, j’aime pôôô être une princesse… !

Notre megatopdelamortquitue, légèrement hystérique, porte un tee monop’ (et ouais, on se refait pas), un slim quelconque (on s’en fout) mais surtout un siouper bag marc by marc jacobs, trop giant de la mort (en vrai il est gris beige rosé ?!). et cadeau en plus ! yeeaaaahhh !
* je vous en parle demain
08:37 Publié dans les envies du dimanche | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : sac, marc jacobs, anniversaire, cadeau
19.09.2008
youpi matin
Voilà… c’est à peu près ma tête au réveil, tous les matins de taf depuis maintenant presque une semaine. C’est le deuxième effet rentrée.
Paske nan, j’ai pas le réveil facile, surtout quand il est forcé.
Y paraît qu’y a des gens qu’ont de la chance : ils s’éveillent frais et dispo, comme ça, le sourire aux lèvres, vers les…quoi…6h30 ? ouais, y en a*…
Pis y a les autres, ceux de la France qui se lève tôt mais qui préfèrerait se recoucher jusque tard… Moi je fais partie de ceux-là : me réveiller –surtout pour aller bosser- autrement que de façon naturelle et à l’heure que je veux, est une véritable torture, que je place haut la main au top du top3 de ce qui rend les matins difficiles on en reparlera à l'occas)
Ben oui, faut imaginer toute la violence du truc : tu dors bien tranquillement, au chaud sous la couette ou enroulée dans tes couvertures, p’têt même que tu rêves de Brad nu sous sa douche (ou d’Angelina nue** sous sa douche, ou des deux, on est pas sectaire ici), et là, crac , comme ça, sans sommation, t’es tirée de ton état de bien-être par le flash info de 7h/le driiing à l’ancienne/la sonnerie polyphonique pourrie du réveil du téléphone, etc etc (liste non exhaustive).
Et que dire du si vivifiant « kestufoubordeltuvaencorfairechierk’téenr’tar » lancé à plein poumons par la douce moitié, elle aussi sujette à la levertroptôtite.
Après des épreuves pareilles, faut pas s’étonner de se coltiner un syndrôme céphalo-rectal carabiné*** pour la journée
Alors que se sortir en douceur du sommeil, le nez chatouillé par une bonne odeur de café**** et les mirettes éblouies par un rayon de soleil, c’est tellement mieux !
Moi ce que je préfère, c’est la vraie grasse mat’. Celle où tu réveilles touuuut douuuuucement, faut pas forcer, c’est mauvais pour la santé, et où tu restes un peu les yeux fermés, pour profiter du truc.
Celle où tu peux rester au lit et glandouiller pendant des heures, avec un bouquin, un p’tit déj ou un épisode de la nouvelle saison de ce qu tu veux.
Celle où t’as le temps pour un vrai câlin et plus si affinités, une fois, deux fois, croissants, recâlin…
Celle où, quand t’es enfin debout, tu peux traîner en pyj et mug de thé réconfortant toute la journée si tu veux, sans te dire que putain faut qu’t’y ailles, y a du boulot qui se f’ra pas tout seul (donc possible uniquement en vikende, jours fériés, vacances et ertété).
Bref celle où tu peux vivre ta vie quoi ! et si la grasse mat’ est suivie d’un programme complet tartinage, masquage, gommage, marinage dans la mousse (pas forcément dans cet ordre), alors là c’est juste le pied total !
Aaaaahhhhh…… ça doit être bien d’être riche et oisif (le riche n’est là que pour permettre le oisif, je vous signale, chuis pas vénale à ce point… quoique J )
Nan, paske pour la plèbe comme vous et moi, et malgré les dires de certains, moi je dis, le réveil, c’est encore ce qu’on a inventé de mieux pour mal commencer la journée…
* même que j’en connais. S’ils passent par ici, ils se reconnaîtront ! j’leur fais des gros bisous. oui c’est mon blog, je bisouille si je veux
**nan je fais pas une fixation sur le couple brangelina...
***la tête dans le c.. quoi, ou dans le pâté, pour faire plus propre
**** quoi t’es célib ? et les programmables, c’est fait pour qui alors ?!
09:08 Publié dans vis ma vie (de petitprunier) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : réveil, matin, grasse matinée, flâner, pyjama
18.09.2008
machine à remonter le temps...
Lundi, j’ai lu un post chez la chic fille qui m’a beaucoup touchée, beaucoup émue, et accessoirement m’a ramenée 10 ans en arrière… Ca parlait d’un truc un peu honteux, un peu obscur, et surtout pas très reconnu : l’achat compulsif, le maladif, le vrai.
Alors c’est pas pour faire dans le pathos* ou m’apitoyer sur mon sort, mais ça m’a donné envie d’en dire quelques mots, ici. Parce que comme je l’ai dit l’autre fois, y a des casseroles qu’on peut pas traîner toute une vie, ça fait tache à côté de la nouvelle argenterie. Parce qu’on en parle pas assez souvent, mais que ce truc, cette boulimie de dépenses, ça peut te ruiner une vie –sociale, familiale, professionnelle, amoureuse…- en deux coups de cuillère à pot. Et parce que ça fait du bien de pouvoir en parler aujourd’hui, c’était pas gagné d’avance….
Y a quelques années, j’étais loin d’être ce que je suis maintenant**. Pas vraiment différente, mais trop : trop exaltée, trop radicale et trop extrême, trop amoureuse, trop mal dans ma peau, trop désespérément fêtarde… trop tout.
de fait, le jour où ma petite vie, certes de patachon, mais néanmoins bien rythmée, bien lancée, a basculé, ben je me suis réfugiée dans une valeur sûre : la flambe. Et là, je vous parle pas de la virée action-émotion-culpabilisation chez le suédois du coin (qui d’ailleurs n’était pas encore là, le bougre), finalement agréable, entre l’étourdissement de l’achat et le plaisir des nouvelles choses.
Nan, je vous parle de la grosse crise boulimique, incontrôlable, dévastatrice, la lame de fond de la compulsion qu’on sent arriver comme une fatalité…on rentre dans une boutique, de préférence avec des étiquettes bien relevées….
Qui déferle sans qu’on puisse la canaliser… on prend tout sans essayer, en sachant que, pour 2 ou 3 rescapés, combien de jetés ? donnés ? oubliés ?….
Et qui se termine dans une espèce d’apothéose…. La montée d’adrénaline au passage en caisse, le plaisir malsain et la pointe de contentement sadique à l’annonce du montant-s’il-vous-plaît-mademoiselle, la grisante euphorie de payer, dépenser du fric, ce fric qu’on n’a pas, et tant pis…
Et la redescente….
L’écoeurement d’abord, face au sourire niais et vénal de la vendeuse, le haut-le-cœur devant tant de gâchis et de cadavres inutilement accumulés, ajoutés aux autres….
Les emmerdes ensuite… le sac de nœuds des problèmes financiers, des comptes bloqués, des salaires saisis et des débuts de mois plus que difficiles… la valse de la sonnette au rythme des huissiers… l’engrenage des mensonges…
Et la tristesse, l’angoisse de l’impuissance…sentir que l’on ne maîtrise plus rien, réaliser que le quotidien est devenu un enfer et que la vie s’échappe…Mais s’enfoncer encore, parce qu’au point où on en est…
Le désespoir de l’incompréhension aussi, celle des regards qui jugent, des paroles qui blessent, des pensées qui condamnent ; sa propre incompréhension, sa propre condamnation, son propre dégoût ; l’éternelle question… pourquoi ? j’ai tout, j’avais tout….
Et la peur du lendemain, de la prochaine crise, parce qu’on sait que ça va recommencer… se rendre compte qu’on est seul, et que ceux qui restent encore sont ceux qu’on ne voudrait plus voir, qu’on n’ose plus regarder, tellement la honte est violente… la honte, par-dessus tout, plus ravageuse que tout le reste…honte de soi, honte d’être encore aimée, encore crue malgré les mensonges, honte d’être encore attendue malgré les absences …
C’est tellement ridicule et pathétique, ce cirque, ça semble tellement facile de tout arranger, de ne pas pousser la porte du magasin… tellement stupide que personne n’imagine à quel point c’est maladif
Finir par sombrer, tout doucement, à chaque crise un peu plus… trouver le non-retour attrayant, réconfortant… se dire que tout ça viendra à bout de l’amour des gens, de leur patience, de leur bienveillance… alors songer à s’arrêter maintenant, là, tout de suite, avant que ça ne devienne encore plus insupportable ; rêver de se reposer, d’être en paix, enfin…
........ne pas le faire.....
Et puis un jour, des mois, des années après, émerger enfin de ces abîmes, retrouver le soleil et le bonheur d’être là….
Vivre… et vivre bien… !
*quoique c’est ptêt ce qui risque d’arriver… !
**cette magnifique jeune femme épanouie et sereine, maîtresse de son destin, et tout… nan j’rigole
Voilà, c’était le post sérieux de l’année ! c’était un peu long: vraiment c’est super sympa à vous d’être resté jusqu’au bout !
Promis, la prochaine fois je vous reparle de saucisson, de gens qui puent la transpi et du dernier cadeau, last but not least, que j’ai eu pour mon anniv J
16:23 Publié dans vis ma vie (de petitprunier) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : achat compulsif, compulsion
16.09.2008
du bon usage de la cocotte en fonte
Pendant mes vacances, j’ai eu une prise de conscience (enfin, façon de parler : je m’en doutais un peu) : y faut que je mette à la cuisine. Je ne sais pas cuisiner…
En fait, non, c’est plutôt que j’aime pas trop ça. Oh, bien sûr, je sais faire quelques trucs sympa, genre des tartes salées, des pâtes avec des lardons et de la crème, des papillotes de poisson, des escalopes avec des lardons et de la crème, de la poêlée surgelée avec des steacks itou, des super tomates-mozza, des gratins avec des lardons et de la crème (ben ouais, en lorraine, c’est la nourriture de base, avec les patates).
Mais bon, c’est pas de la vraie cuisine, c’est du bidouillage ! En plus j’ai des amis qui cuisinent comme des dieux. Quand je vais dîner chez eux, c’est mieux qu’au resto : table superbe, jolie vaisselle, menu à l’avenant. C’est toujours délicieux, fin et subtil, du coup c’est vrai que je me foule pas trop quand c’est moi qui reçois.
Pis à ma décharge, j’ai une cuisine de Barbie, ça donne une idée des dimensions et du côté pratique de la chose (Attends, quand tu vois comment c’est une bourge la Blondasse, elle doit sûrement pas y mettre les pieds souvent, dans sa cuisine, c'est pour ça que c'est tout mini-mimi-gnagnagna). Un bon plateau de fromages, une fondue savoyarde, une pierrade ou n’importe quel autre plat de barbaque, et hop, chauffe Marcel ! En clair, du bon, mais du sans préparation, et si possible, du sans trop de vaisselle.
J’en étais là de mes réflexions, que v’là pas que ma coupine, ben elle me dit la même chose, au même moment que moi je me le disais dans ma tête (tu suis ou bien ?) ! Le fait qu’on était au carrouf du coin à se demander quoi acheter pour le repas du soir n’avait évidemment rien à voir dans cette communion de pensées.
Là-dessus, on se dit que quand même, on a trente ans* maintenant et qu’y s’rait pt’être temps de prendre le taureau par les cornes, que dis-je, la marmite par les poignées… Hop hop, sitôt dit sitôt fait : après moult tergiversations, on se décide pour un rôti de porc. C’est bien le porc : c’est pas grave si ça cuit longtemps, vaut mieux trop que pas assez pour cette viande de toute façon (on est hyper forte pour s’auto-persuader qu’on fait les bons choix).
Je vous passe le retour à la maison, le déballage de courses, le p’tit verre de blanc pour se r’mettre, etc.
Quand on décide de commencer, on s’aperçoit qu’on n’a pas de recette. Ben c’est pas grave y a l’internet. Ensuite, ben notre rôti, y pèse 1kg300 et la cuisson, c’est pour un de 1kg (C’est proportionnel au poids le temps de cuisson ? je suis pas sûre. Ben oui si je savais, je saurais faire une règle de 3 quand même) ? Ben c’est pas grave, y ma sœur**. Enfin, on n’a pas d’armagnac. Ben c’est pas grave, on a du cognac. Et comme on a une vrai cocotte en fonte, on se sent en confiance, très pros, quoi !
Au final, vous savez quoi : c’était SUPER facile de le cuisiner ce rôti ! Et super bon quand on l’a mangé***. On s’en est tiré comme des (mini) chefs ! Franchement, j’étais trop fière (un peu comme le jour où, en grande section de maternelle, j’ai enfin réussi à faire un « s » en attaché).
Ce jour-là, j’ai percé l’un des secrets des dieux des fourneaux, je crois, j’ai touché du doigt l’essence du truc. Hé oui : j’ai appris que la cuisine, c’est comme la victoire : c’est dans la tête J
* ouais je sais, je suis lourdingue...mais les clichés du genre ménagère de moins de 50ans, cest rigolo quand même non? J
** ma frangine, elle a fait un BTS conseillère en économie sociale et familiale. La cuisine était au programme scolaire. Du coup, c’est un peu ma référence en matière de questions techniques et pratiques.
*** et remanger le lendemain froid avec de la mayo. Et reremanger trois jours après en sandwich…ben ouais. Note pour la fois prochaine : 1,5 kg pour deux, c’est beaucoup
09:12 Publié dans les escapades gourmandes de petitprunier | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : cuisine, roti, repas, amis
15.09.2008
qui veut adopter robert?
ben oui, robert se cherche une nouvelle propriétaire!
Il était en vente sur ibeille, mais un enchérisseur malhonnête a préféré se rétracter...ça me gonfle, mais ça me gonfle...
Alors si ça vous tente, Robert est à vous! pour savoir à quoi y r'semble, c'est ici and now :-)
les enchères sont montées jusqu'à 450 euros (c'est le prix pour ces modèles, vous aurez du mal à trouver en dessous de 400, même pour un robert plus vieillissant que le mien!), mais je le vends à 390 euros port gratuit (le prix d'achat c'est 590, mais tout est dit dans l'annonce en lien ci-dessus)
si vous êtes intéressé(e), un p'tit mail à petitmoumoudesiles@yahoo.fr (j'en vois qui rigolent dans le fond là!)
bon je sais que ce blog n'est pas (encore) très fréquenté, mais si on peut se rendre service moi je dis... qui ne tente rien n'a rien!
sur ce, je vais ressasser ma déception au lit...
bonne nuit!
00:32 Publié dans la mode, la mode, la mode | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sac, jerome dreyfuss, robert, collector, vente, achat