23.10.2009
de la question fondamentale...
... qu' a l'air de se poser toute la blogo-mode ces dernières semaines (peut-être depuis le début du -des, devrais-je dire- défi shopping lancé à droite à gauche par une fine équipe de blogueuses (plutôt) fashion...)
A savoir: quid de la conso de fringues à outrance, de la course effrénée à la it-pièce de la saison, de l'abondance dans les vides-dressing, bref, de la vraie place de la sape dans la vie et dans le budget. Est-ce que par hasard, la blogueuse mode ne serait pas qu'un puits sans fond dans lequel s'abîment les euros et les malheureux chiffons mis au rebut après quelques heures passées sur le dos de leur propriétaire (c'est pas moi qui le dit, c'est elles qui ont l'air de le penser)?
Ben pour une fois, chui pas trop à la ramasse... Même, si j'avais envie de me la raconter, je dirais que ça fait un bout de temps que j'ai vu et laisser venir le truc. Mais comme je veux pas qu'on me lance des cailloux ou qu'on me parle plus ou qu'on comprenne pas mon seconde degré, je vais rester modeste :-)
Prenons un exemple si vous le voulez bien (ouhla, depuis que je bosse en blouse, je vire un peu frères bogdanov moi...): une coupine, 35 ans, boulot sympa, petite famille à l'avenant, jolie. De belles jambes longues (rien que pour ça, elle a déjà une place dans un de mes enfers personnels, hin hin) et des attaches fines. On discute de tout, de rien, de la vie, de l'amûûûr, des sapes, tout ça quoi! Et là, chais plus ce que je lui disais, mais elle me répond: "ben ça c'est sûr, tu dois les porter tes habits toi!" ???!!! Ben évidemment que je les porte... T'en fais quoi toi, de tes sapes? Et ben figure-toi que ma coupine, des fois, elle les met pas. Paske c'est trop, ou pas assez, ou pas pour le taf, ou son namoureux va trouver que. Paske y a toujours un truc qui fait qu'elle va pas se sentir bien dedans, pas belle, quoi. Alors je lui dis comme ça, l'air de rien que, moi, mes fringues, je les achète 1.paske je les trouve belles et que des fois même, je les aime d'amour, mais surtout 2. pask'elles me vont bien. Au cul, aux nichons et au teint. POINT BARRE.
Après coup, je me suis rendue compte de ce que ça avait de violent cette déclaration. Ca faisait un peu genre, moi, les diktats de la mode, je m'en carre, j'ai une telle personnalité que je me suis complètement affranchie de toute cette vaine agitation, je sais qui je suis, et caetera et caetera.
Bon... on sait pertinemment que c'est pas vrai tout ça, hein. J'aime bien suivre ce qui se fait de près, je déteste avoir l'air de sortir de mon armoire d'il y a 10 ans et j'ai besoin de compulser maladivement les blogs mode et les sites qui vendent les marques du moment. Et comme je l'ai déjà dit, la fringue, pour moi, c'est justement une façon d'êre qui je veux sans vraiment me révéler.
Mais voilà, j'arrive pas à acheter des trucs juste parce que la tendance l'a décrété. J'arrive pas à désirer même le truc le plus désirable (qu'on nous dit...) et le plus en vue (qu'on nous dit bis) du moment si je m'imagine pas avec ou si ça colle pas à mes envies ou à ce que j'essaie de définir comme mon style (mmmmm, vaste problématique s'il en est!).
Même aux heures les plus sombres de la compulsion, même quand ils devaient rester dans un placard ou finir à la poubelle (oui oui, vous avez bien lu...tristesse...), ça a toujours été comme ça. Chais pas moi, l'important, c'est de se trouver wwwoouuuuuhaaaouuuu -au mieux- pas trop vilaine -au pire- quand on se regarde dans le miroir non? Et ça, franchement, ça marche qu'avec des sapes qui te vont.
Oh bien sûr, chui honnête (pask'ici c'est vis ma vie): si elles sont dans le Elle de la semaine, ça me fait plais' (si c'est çui de la semaine d'après, alors là, je me sens plus pisser tellement chui early adopter, yeahhhh, ouaiiiis) et si c'est the pièce de la saison, c'est encore mieux. Mais si sur moi c'est trop moche de la mort, ben c'est niet.
C'est sûrement pour ça que j'ai pas encore (et que je n'aurai jamais -oui, je sais, c'est dangereux d'être aussi péremptoire) de cuissardes. Pourtant, j'aime bien, finalement. Je trouve qu'y a des modèles vraiment chics pour le coup. Mais voilà: je mesure 1 mètre 58. Mes jambes culminent à 80 cm de hauteur. Keske tu veux qu'il reste entre la botte et la robe d'après toi? Oui, hein, ça y est: t'as visualisé...
En parlant de godasses, rien à voir mais j'ai vu des tas de boots cloutées et franchement, rien qui m'a fait bondir le palpitant... Je trouve tout trop vu déjà, ben ouais, à force... Pis chais pas, j'ai l'impression que c'est un peu too much le talon à la santiag , plus les liens cloutés, plus le veau velour vieilli/usé/destroy... Quoi j'y connais rien?! Ppppffffff c'est çui qui dit qui y est...
Du coup, ben j'ai aucune it-godasse du moment. Mais j'ai acheté quelques paires de Ash qui me vont tellement si bien qu'on croirait qu'elles ont été créées pour mes pieds, parfaitement!
Tout ce blabla sans trop d'intérêt finalement , pour dire que là, cette tendance "back to the roots of my dressing", ben , c'est plutôt cool. Ca montre qu'on réinvestit ses sapes pour autre chose que leur valeur en snobisme ajoutée. Evidemment c'est aussi über en accord avec la mouvance recessionista, comme y disent aux zuèssay... Finalement, c'est peut-être une manière plus subtile d'être trop au top de la trendytudeness.
Rhaaalalaaaa... On n'est pas rendu...
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14.10.2009
de ma vie d'inadaptée
Y a à peu près un mois (quand windows live messenger a décidé de ne plus fonctionner qu'avec la nouvelle version en fait), je me suis retrouvée sans msn au travail.Oui, bon, pas si dramatique à première vue (qui a dit "bénéfique même"?!) mais quand même...un peu. Ben ouais, moi j'aime bien avoir des nouvelles des coupines dans la journée, leur faire part de ma crise de désespoir et de ma volonté d'aller faire du fromage de chèvre dans le larzac, au lieu de me fait chier au bureau quand, pour la 4ème fois de la journée, on m'oublie, ou encore simplement dire que nan, là, je peux pas te parler, j'ai ma stagiaire, déconne pas.
Pis avec mes coupines, on a un rituel le mercredi... enfin, c'est plutôt une espèce de rendez-vous. Comme en général, pour tout le monde, c'est une journée de ouf, ben on se connecte toutes, histoire de dire que ouais, on peut p'têt pas se la couler douce autour d'une bière, mais au moins,on se soutient moralement et tout. Comme une pensée positive collective quoi*! On a des vies formidables hein?!
Bref, tout ça pour dire que èmèssenne, c'est aussi vital à mon taf que ma tasse de thé du matin ou mon planning de rendez-vous.
Donc quand je me suis retrouvée coupée du monde, ben j'ai paniqué. Et sous la pression générale, je me suis inscrite sur facebook.
(allez-y, en choeur:) QUEOUA? t'étais pas encore sur facebook? Ben nan, j'y étais pas encore... Chui pas trop nouveaux modes de communication. En fait, chui surtout pas du tout réseautage social virtuel. POurquoi? Pask'à mes yeux, ça reste, ben... que du virtuel quoi!
Evidemment, tout le monde m'a dit "tu vas voir c'est un truc de ouf, tu vas te laisser prendre au jeu super vite, c'est des trucs anecdotiques mais une fois que t'y es, tu peux plus vivre sans". Ah, ben comme le saucisson, que je me suis dit... J'en mange une tranche pis après je finis par me goinfrer le machin en entier. Ca m'a fait peur j'avoue: je me voyais déjà virer complètement no life, un iphone (dont je contrefous pour l'instant) greffé dans ma main gauche et des écrans partout dans ma maison, la roue de mon hamster transformée en groupe électrogène de fortune, au cas où, etc etc.
Et ben franchement, que dalle, j'ai envie de dire.
Déjà ça m'a gonflée, mais d'une force, de devoir inviter tous les gens à qui j'avais envie de parler. Après, ça m'a saoulée d'avoir des demandes d'amis de personnes que franchement, j'en ai strictement rien à foutre de leurs vies, ou alors qu'on s'est pas revus depuis 5 ans et ça m'a pas empêchée de vivre , ou encore que j'ai du mal à me souvenir où on s'est rencontrés, qui ils sont, le genre de trucs pas très importants quand on est potes, finalement, hein...
Et en plus de ça, ben j'ai trouvé chiant de voir en permanence tous les messages de tous ceux qui parlent à tous les autres. Oui c'est pas clair, mais comme vous êtes sur facebook, vous avez tous compris non? :-)
Ca m'a pas donné envie de les lire, ni d'en savoir plus. J'ai l'impression qu'au contraire, ça a tué toute curiosité/voyeurisme à la con dans l'oeuf. Et pourtant, chui pas la dernière à me connecter à radio ragots...
En vrai, j'ai trouvé tous ces mini instantanés de vie super étriqués et insignifiants. Tu vas me dire: c'est le principe du truc. Mais au lieu de l'universalité, l'ouverture et l'explosion de lien social qu'on m'avait vendus, ça m'a plutôt donné une désagréable impression d'enfermement, un mélange de repli communautaire (pour ne pas dire communautariste) et de mentalité grégaire, en fait, de vase clos assez étouffant.
Voilà... Définitivement, je préfére les vrais réseaux sociaux, dans la vraie vie, avec des vrais gens. N'y voyez aucun jugement, c'est juste que je suis totalement inadaptée au mode de fonctionnement facebookesque(ien?iste?) :-)
Je reste accrochée à mon messenger old school, et pis c'est tout, comme dirait l'autre
*une fois j'ai oublié de me connecter et j'ai reçu 3 mails et 5 ou 6 textos me demandant ce que je foutais bordel, ou si j'étais mourante, et si non, pourquoi j'étais pas sur èmèssenne s'il vous plaît madame, un mercredi en plus...
08:50 Publié dans vis ma vie (de petitprunier) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : facebook, msn, réseau social virtuel
13.10.2009
ibeille...
Juste comme ça, en passant, pour ceusses que ça intéresse, je revends des trucs sur ebay donc, et c'est là
bon app' les gens :-)
11:47 Publié dans la mode, la mode, la mode | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ebay, ventes, petitprunier